Saison 2 vol 5 : Crottet et chez Gilbert, 2 juillet 2018

Ce jeudi 2 juillet 2018 je vole avec Samir, il me propose d’aller visiter d’autres terrains ULM des environs, tout d’abord Crottet une base ULM à la hauteur de Mâcon et ensuite rendre une petite visite chez Gilbert un éleveur qui fait sa piste ULM privée!

Chez Gilbert j’ai déjà eu l’occasion de m’y poser une fois par contre Crottet ce sera une première.

Pour s’y rendre suivre la Saône vers le Nord, passer Crèches-sur-Saône prendre vers l’est entre l’autoroute et la ligne TGV et entre les deux on va trouver la piste de Crottet, piste en dure!

Allons-y mais une fois rendu là ou je devrais voir la base , rien!! En fait je ne portais pas mon regard au bon endroit car la piste est en bordure d’un village mais vraiment en bordure

Base ULM Crottet LF0152

Source Base ULM FFPLUM : FFPLUM

On le voit sur la photo l’approche doit se faire juste au-dessus des habitations et moi je cherchais un terrain plus isolé, plus à l’écart, je ne regardais absolument pas dans les environs immédiats des maisons!

La prise de terrain est donc très particulière avec ce survol du coup je suis un peu long et je finis ma course dans la piste en herbe roulable heureusement!

Première fois que je me pose et décolle d’une piste en dure, le contact est bizarre avec le bruit caractéristique du crissement des pneus qui frottent le sol au décollage la différence ne m’a pas parue aussi flagrante j’étais plus occupé à monter en virage pour éviter le survol d’une zone déconseillée pour le calme des riverains.

Nous allons nous poser chez Gilbert, c’est la 2ème fois que je m’y rends en compagnie de Samir, mais pas de Gilbert par contre un magnifique cheval avait droit à sa douche ce que nous aurions bien volontiers partagé vu que la canicule était bien présente depuis plusieurs jours!

En repartant nous survolons le chien de la ferme qui se précipitait vers nous!

Retour à la maison, prise de terrain en S, moteur coupé!

Vidéo au montage

Saison 2 vol 4 : Solutré, 30 juillet 2018

Lors du deuxième vol nous devions aller survoler Solutré. Les conditions météo n’étant pas propice à un vol plaisir nous avions renoncé.

Aujourd’hui le temps semble idéal, faible vent du Nord, température sol 25°C, ciel dégagé peu de turbulences à craindre.

Pour aller à Solutré on survole la Saône vers le nord, puis à hauteur de Mâcon on suit la ligne TGV vers le nord-ouest et à hauteur de la Roche-Vineuse on longe les deux roches sœurs d’abord Vergisson ensuite Solutré.

Comme d’habitude quelques incidents technique à déplorer, pas de commentaire, caméra arrière batterie mal chargée bref la routine quoi!

Saison 2, Vol 3 : La Saône, recherche de site pour hydravion

Décidément je ne regrette absolument pas mon changement de “statut”, passer de celui d’élève-pilote à celui d’amateur de vol me va bien, très bien même et il me réserve de bonnes surprises.

Je n’ai plus de leçons, plus de progression à assurer, donc je suis juste là pour voler. Du coup mes instructeurs ont aussi changé leur point de vue me concernant. Aujourd’hui en est le parfait exemple.

J’avais rendez-vous ce lundi à Pizay, Pierre-Jean absent c’est Samir qui va prendre la place derrière moi. De suite il me propose d’aller survoler la Saône en aval vers Villefranche-sur-Saône pour repérer des sites permettant l’amerrissage d’un hydravion.

Il a besoin d’un pilote pendant que lui fera des photos des sites potentiels pour ensuite faire les demandes administratives nécessaires. Il envisage l’achat d’un ULM Catalina un 3 axes amphibie.

 

Donc nous allons descendre la Saône vers le sud en survolant les gravières qui bordent le fleuve, aptes à accueillir un hydravion.

Sur le retour Samir me demandera de simuler une panne en campagne puis à l’approche du terrain il coupe le moteur et je dois faire une prise de terrain en “S” moteur arrêté.

Un vrai plaisir, un vol inhabituel dans le cadre d’une formation normale que je n’aurais jamais connu autrement! Et la confiance que Samir et Pierre-Jean me témoigne me fait du bien à l’égo quoi qu’on en dise!

Ha oui! j’oubliais bien sur comme d’habitude mes “ennuis” techniques pas de son cette fois encore, micro mal enfiché dans mon smartphone (je referais la même erreur pour le Vol4).

Saison 2 Vol 2 : Solutré (abrégé), 6 juillet 2018

Ce vendredi deuxième vol de cette saison 2.
Le temps est gris, les nuages assez bas et le vent fort de nord-est.

Humm pas forcément le meilleur temps pour aller s’amuser en l’air!.

Pierre-Jean me propose d’aller faire un tour vers Solutré, pourquoi pas, je n’ai encore jamais survolé la roche rendue célèbre par les ascensions de François Mitterand.

Allez on va voir!

Bien on décolle et là c’est tout vu le vent en passant par dessus les monts provoquent de grands remous qui nous basculent dès le décollage d’un bord à l’autre. Si nous avions été dans le cadre de la formation “normale” nous aurions certainement poursuivi le col, sans doute pas vers Solutré mais pour pratiquer des tours de piste dans des conditions de vent fort mais le contexte a changé mes envies aussi, Pierre-Jean me demande si ça va, oui du côté maitrise du pendulaire, mais non en prenant en compte le plaisir de voler. Conclusion je ne suis plus là pour apprendre coute que coute mais pour mon plaisir, à ce moment là le plaisir est voisin de zéro, on décide d’abréger le vol on prend la branche vent arrière et on revient se poser.

Et l’atterrissage se passera assez bien Pierre-Jean les mains sur les “oreilles” du trapèze assure la sécurité puisque je n’ai rien à prouver ce jour-là!

On a quand même filmé un peu mais le son est inutilisable et le vol très court la vidéo sera brève juste pour témoigner des conditions du vol.

Saison 2 Vol 1 : Les Dombes, 2 juillet 2018

Premier vol de la saison 2!
Pierre-Jean me propose d’aller faire un tour au-dessus des Dombes! Une région de la Bresse trouée de mille lacs plus ou moins grands qui sont l’œuvre de l’Homme dans cette région longtemps frontière avec le Royaume de France!

Son survol est juste magique surtout de bonne heure le matin face au soleil levant, l’occasion de vérifier que la risée de l’eau sur les étangs permet de déterminer très précisément d’où vient le vent!

C’est donc mon premier vol de cette nouvelle saison dont l’enjeu unique sera le plaisir!

Premier vol réussi dans ce sens un plaisir complet beau temps, peu de vent pas trop chaud et aucun stress je laisse la machine voler quasi toute seul, bon de temps en temps je dois lui rappeler que nous sommes à bord mais sans ostentation non plus. Pierre-Jean semble aussi y prendre beaucoup de plaisir!

Je vole, on bavarde, il m’indique des points remarquables.

Bon après deux virages un au dessus du Parc des Oiseaux à Villars-les-Dombes et l’autre à Chatillon-sur-Chalaronne nous rentrons. Je repère le terrain d’assez loin et je m’insére dans le circuit je me pose sans trop de difficultés et retour au parking. Plus d’une heure de vol, la banane durant tout ce temps et l’esprit léger!
La vidéo rend bien ce vol, bon visionnage

Vol en pendulaire: Saison 2

Mon dernier vol en avril 2018 c’est déroulé dans le cadre d’une formation au pilotage en pendulaire classique devant aboutir, au bout d’un temps nécessaire, à l’obtention du brevet de pilotage de pendulaire, catégorie 3 des ULM.

Ce cadre impliquait, bien évidemment, un apprentissage et une mise en pratique des éléments essentiels devant assurer ma sécurité et me permettre d’évoluer seul à bord au cours d’une étape cruciale que l’on appelle le “lâché”. Pour l’instructeur et l’élève-pilote cela se traduit par des répétitions d’actions pour acquérir des automatismes indispensable au lâché en toute sécurité. C’est une phase rébarbative mais incontournable dans l’objectif du brevet et dans cet objectif on enchaine à plus soif ce que l’on nomme des tours de piste. Décollé et atterrir durant 40 à 45mn de suite et en créant des situations dites “critiques” pour amener l’élève-pilote à les assimiler et à réagir en conséquence!

Or au cours de la dernière séance (6 avril 2018) je me suis trouvé complétement désemparé et tétanisé devant une situation un peu critique face à laquelle je savais quoi faire mais sans pouvoir le faire! A l’issue de ce vol j’ai senti le besoin de faire le point sur ma motivation et la suite que je devais donner, ou pas, à ma formation telle qu’elle se déroulait.

La première question à laquelle je devais répondre était: est-ce que j’avais envie de voler? La réponse était bien sur oui et cela depuis que je suis môme et ce que j’avais vécu adolescent en vol à voile était gravé profondément dans ma mémoire comme des instants les plus agréables.

Ensuite est-ce que j’avais envie de continuer les vols dans le cadre actuel? La réponse était tout aussi nette dans ma tête, non je n’y prenais plus de plaisir, au contraire cela devenait de plus en plus source de stress. L’apprentissage répétitif ne m’amenait pas de plaisir et à mon âge j’étais venu m’inscrire pour éprouver du plaisir à voler!

Enfin est-ce que courir après le brevet était mon objectif? Si au début, comme tout un chacun, l’idée de voler seul était bien celle qui me motivait il était devenu clair, pour moi, que payer pour avoir du stress n’était pas la solution à l’évidence!

Alors quelle alternative à part cesser de voler?

Je me suis entretenu avec mes instructeurs en tête-à-tête. Samir puis Pierre-Jean qui ont bien compris ma réflexion et Samir m’a proposé de voler pour voler avec un instructeur évidemment. La proposition était simplement d’abandonner l’objectif du Brevet et les leçons qui vont avec pour prendre un forfait de vol et d’aller en balade avec eux autour du terrain ou plus loin si l’occasion se présente et si j’en ai envie!

Je revenais à ma notion de plaisir pour le plaisir, voler pour mon loisir, certes accompagné et pas seul, mais c’est aussi agréable de partager avec quelqu’un le plaisir du vol et ensuite, pour moi, c’est rassurant. En faisant un bilan je devais de toute façon prévoir des engagements financiers pour continuer à voler après le brevet éventuel.

J’ai donc accepté leur suggestion de revenir voler pour mon seul plaisir sans objectif déterminé et ensuite on verra comment les choses évolueront peu importe en tout cas l’objectif est clairement le plaisir et exclusivement le plaisir!

Donc, comme certains amis du forum Delta Air ( Delta Air Forum des pendulaires ) me l’ont suggéré j’entame la saison 2 des vols à Pizay sans autre objectif que de m’envoyer en l’air au sens littéral du terme!!

Bienvenu dans la Saison 2 de mes péripéties “pendulistiques”.

Formation pendulaire: 43ème vol

Vol 43, 3 avril 2018

Mardi la météo est presque idéale vu du sol, certes le ciel est encore gris mais la température est de saison et le vent au sol est quasi nul.

Ce matin je vais voler avec Samir, Pierre-Jean ayant pris un peu de vacances méritées. Nous allons reprendre  la leçon commencée avec Pierre-Jean sur l’approche basse hauteur au moteur.

Samir me demande ce que je pense de la situation météo locale, pour moi elle me semble bonne pas ou presque pas de vent, la manche à air indique un vent de sud mais elle est verticale, un plafond élevé, pas de nuages menaçants. Samir m’explique qu’à cette période de l’année, ici sur un petit périmètre peut exister un phénomène particulier. Au sol et sur une altitude à déterminer se forme une “bulle” avec une pression plus élevé empêchant les hautes couches de descendre au sol, ce phénomène s’estompe au fur et à mesure du réchauffement et les couches finissent par atteindre le sol.

Au-dessus du sol le vent souffle nous ne savons à quelle altitude le cisaillement est mais au fur et à mesure de la matinée elle va baisser et le vent va atteindre les basses couches.

Samir m’explique qu’en fait l’expression “le vent se lève” devrait plutôt être “le vent descend”.

Donc nous allons monter  vers 2500 pieds voir ou le cisaillement se produit, puis je reviendrais faire une prise de terrain en S (PTS) en descendant bas pour faire une approche au moteur pour viser un poser des roues après le premier tiers de la piste.

Pour la montée pas de problème particulier sauf que au fur et à mesure de nos décollage le cisaillement descend effectivement passant au premier vol de 2200 Ft environ à des turbulences sensibles en approche.

Pour les décollages j’ai tendance à embarquer systématiquement sur la gauche avec cette machine, est-ce du à mon inexpérience du moteur, à un positionnement différents des palonniers par rapport à l’ancien Skypper je ne saurais dire, en tout cas quand j’accélère au décollage j’ai du mal à compenser avec le gauche pour garder un cap rectiligne.

Mais il est vrai que le changement de machine avec le moteur 4 temps à perturber mes habitudes et j’ai énormément de mal à gérer les gaz du Rotax 912 alors que j’avais acquis une certaine routine avec le 2 temps Rotax  582.

Ce constat je vais le faire tout au long du vol, dès qu’il s’agit d’avoir des régimes intermédiaires, aussi bien  pour être en palier ou en montée un tendance “ON” “OFF” alors lorsqu’il fallu gérer l’approche basse altitude au moteur cela a été totalement anarchique, résultat aucune approche correctement effectuée. Je ne me sens pas à l’aise avec ce moteur, je n’arrive pas à gérer les gaz souplement. De plus l’aile plus performante m’amène à des vitesses trop élevées pour les atterrissages bref je ne suis pas à l’aise!

D’ailleurs j’ai eu du mal à rédiger ce compte-rendu car pas facile à analyser le vol que j’ai fait avec à la fois des sentiments de progrès certains dans des phases de vol et d’autres ou j’avais l’impression de ne plus rien maîtriser.

Du coup je suis un peu sur l’expectative il faut que je réfléchisse comment je vais avancer si je me sens pas à l’aise avec ce moteur. Et quelque ce soit mon instructeur je ne suis pas arrivé à “comprendre” le moteur est donc être serein.

Dans toute formation il y a une phase de décompression.

Formation pendulaire: 42ème vol

Vol 42: 26 mars 2018

Le temps est gris et la pluie annoncée par la météo n’est pas encore arrivée, mais les nuages sur le Beaujolais indiquent qu’elle sera bien présente dans la soirée! Le vent est assez fort et tourne du nord au nord-est mais cela semble volable!

Ce soir Pierre-Jean va m’entrainer pour une approche basse au moteur. Je lui avais dit que je ne me sentais pas très à l’aise sur cette phase de vol potentielle. Être trop bas en finale et corriger son approche au moteur, j’ai du le faire une ou deux fois seulement et je me suis rendu compte lors du dernier vol que je manquais de pratique.

Le compte-rendu va être assez rapide car nous avons dû interrompre la séance avec un vent qui se renforçait et la pluie qui menaçait. Vous verrez sur la vidéo le dernier décollage fut sportif une forte  turbulence due au vent d’est passant sur la rangée d’arbres en bordure du terrain. Mais j’ai eu confirmation que je manquais d’expérience dans ce domaine et que je devrais en refaire encore!

En effet j’ai eu du mal à gérer ma pente et à la corriger au moteur pour maintenir mon point de convergence au même niveau que d’habitude.

Pour les non initiés je vais essayer de m’expliquer, en même temps cela me permettra d’essayer de comprendre moi même!

Les atterrissages en pendulaire se font classiquement moteur tout ralenti dès que nous dépassons l’entrée de piste en vent arrière tout d’abord pour nous apprendre à visualiser les repères au sol et les caractéristiques de “plané” de la machine et ensuite nous habituer à réagir en cas de panne moteur!

Donc nous sommes en principe assez haut en finale pour bien choisir le point de convergence sur la piste. L’important étant de bien se poser et accessoirement d’être précis. Mais il peut arriver que nous soyons trop bas, trop court et que nous soyons dans l’impossibilité de rejoindre la piste sur le simple plané moteur ralenti! Trop de vent de face, erreur d’appréciation, dégueulante, etc… Dans ce cas, en, dehors de la panne moteur réelle bien sur, on peut remettre du moteur pour maintenait la machine en palier à faible hauteur pour rejoindre la piste et ensuite pouvoir se poser normalement.

Et c’est là toute la question gérer sa trajectoire en ajustant en permanence le régime moteur à l’évolution de cette trajectoire. En d’autres termes on agit sur les commandes comme si nous nous posions normalement mais on rectifie la trajectoire au moteur seulement. Et c’est pas évident à faire!

J’ai eu du mal à gérer ma trajectoire soit trop de gaz et la machine remontait soit pas assez et je risquais de ne pas avoir assez de vitesse en finale. Bref encore du boulot en perspective.

 

Formation pendulaire: 41ème vol

41ème vol: 23 mars 2018 à 10h30

Ce matin le vent a cessé et la température au sol est de 5°C quand je pars de chez moi. Couverture nuageuse dense et stable a priori de bonnes conditions de vol, voir l’état de la piste maintenant!

Voilà j’y suis, un peu en avance un de mes collègues élèves-pilote, fait des tours dans l’air avec Pierre-Jean juste le temps de discuter un peu avec Samir et d’apprendre que le vent des dernières 48h a bien séché la piste qui est correctement praticable sur sa longueur en milieu de piste!

Bon ça sent le tour de piste!!!

Le Skypper se pose, l’équipage arrive et Pierre-Jean me confirme tour de piste!!

Allez zou au boulot, visite pré-vol (faudra mettre un peu de carburant) et installation des caméras, il est temps d’aller se couvrir pour le vol!

Donc on va faire des tours de piste et aujourd’hui (ô surprise) sans simulation de panne des tours normaux enfin théoriquement!

Je les ai enchainé avec toujours un petit défaut souligner par PJ je prends l’axe de piste trop tard et je m’aligne quasiment en virage. Au débriefing PJ me fera constater que je ne suis pas au même endroit, à la même altitude sur la vent arrière et que donc je n’ai jamais les mêmes repères au sol!

De plus je me précipite trop pour m’aligner et du coup je suis systématiquement trop long.

Il faut que je prenne le temps de venir chercher la finale plus tard sur la vent arrière pour avoir le temps de m’aligner et ensuite engager l’atterrissage. C’est quasiment indispensable pour assurer des atterrissages de précision de manières régulières.

Par contre je me suis (un peu) amélioré sur le poussée de barre finale malgré encore quelques à coups dû à un excédent de vitesse. Mais ça vient!

Bon maintenant on va monter la vidéo en attendant le prochain vol!

Formation pendulaire: 40ème vol

40 ème vol : 19 mars 2018

Durant 48h il a quasiment plu sans interruption sur le Beaujolais, j’avais rendez-vous ce matin à 10h30 mais je ne savais pas si la piste serait praticable. La semaine dernière c’est le vent vraiment fort et en rafales qui avait eu raison de mon rendez-vous. Ce serait l’état de la piste ce matin qui serait la cause d’une nouvelle annulation?

Bon de toute façon je verrais bien, 12 minutes plus tard je suis garé sur le parking de l’aérodrome et Pierre-Jean me dit c’est volable mais on va faire des tours de piste pour améliorer la précision d’atterrissage!

Petit retour en arrière.

La semaine dernière j’avais donc pris un rendez-vous, comme je suis à proximité du terrain je m’étais déplacé malgré un vent fort qui augurait mal de mon vol. Comme j’avais émis l’idée d’une éventuelle participation à une compétition régionale d’ULM, mais plutôt sur un mode ironique compte-tenu de mon inexpérience, Pierre-Jean m’avait dit qu’il postulait pour être mon co-pilote si je m’inscrivais. A la fois flatté par cette candidature spontanée et intrigué par le concept même de compétitions régionales nous avions abordé ce qu’étaient ces compétitions et en quoi un débutant pouvait y trouver matière à progresser! Du coup Pierre-Jean m’avait dit qu’il réfléchirait à adapter mes prochaines leçons en tenant compte de cette possible perspective.

Et l’une des épreuves est la précision d’atterrissage!

Comme la piste en herbe est vraiment saturée d’eau il reste juste une partie centrale et sur une longueur limitée qui est utilisable. Bon exercice de précision on va faire d’une pierre deux coups, ne pas abîmer la piste en se posant de la façon la plus précise possible!

Du coup le point de convergence est impérativement l’entrée de piste pour poser les roues au plus tard à la hauteur du taxiway du parking. Et on remettra les gaz dans la foulée pour refaire un tour!

Donc en théorie tout baigne si j’ose dire compte tenu de l’état d’humidité du sol! En pratique il faut surnager dans le grand bain!

L’atmosphère ce matin n’était pas calme avec des cisaillements et changement de direction du vent fréquent!

Premier essai, trop long.
Deuxième essai encore trop long mais moins que le précédent toutefois
Troisième essai limite trop court mais les roues se posent à la bonne hauteur et je remet gaz pour un nouveau passage.

La Pierre-Jean me refait le coup de la panne juste au moment ou je prends la vent arrière. J’hésite 3 secondes de trop et de plus je me rajoute une contrainte de me poser sur la bande accessible de la piste. Du coup je vais trop loin, trop bas, et je dois remettre les gaz.

J’aurais du réagir de suite et sans tenir compte de l’état de la piste comme sur une vraie panne quitte à la prendre vent arrière du fait que le vent était quasi nul à la manche à air! D’autre part en continuant en vent arrière j’aurai du choisir le terrain dégagé à côté de la piste qui m’était accessible alors que de vouloir revenir à ce moment là me mettait en position trop tangente.

Donc on repart pour une précision d’atterro et repanne, là je n’hésite pas, je n’ai pas dépassé l’entrée de piste en vent arrière, j’engage une prise de terrain en S pour perdre mon altitude et engage ma finale léger vent arrière. Puis avant le poser gaz!!!

Pierre-Jean me refera le coup encore deux fois, puis plusieurs essais de précision d’atterrissage et enfin un complet après encore une panne simulée.

Bon je suis mitigé sur ma prestation d’aujourd’hui, manque de réactivité et d’anticipation sur les pannes, progrès sur la précision du posé des roues à la bonne hauteur des repères décidés et toujours et encore un petit défaut sur la poussée de la barre pour un posé tout doux et maîtrisé!

Mais je me sens de plus en plus à l’aise aux commandes de la machine.

Ca vient!