Formation pendulaire: 42ème vol

Vol 42: 26 mars 2018

Le temps est gris et la pluie annoncée par la météo n’est pas encore arrivée, mais les nuages sur le Beaujolais indiquent qu’elle sera bien présente dans la soirée! Le vent est assez fort et tourne du nord au nord-est mais cela semble volable!

Ce soir Pierre-Jean va m’entrainer pour une approche basse au moteur. Je lui avais dit que je ne me sentais pas très à l’aise sur cette phase de vol potentielle. Être trop bas en finale et corriger son approche au moteur, j’ai du le faire une ou deux fois seulement et je me suis rendu compte lors du dernier vol que je manquais de pratique.

Le compte-rendu va être assez rapide car nous avons dû interrompre la séance avec un vent qui se renforçait et la pluie qui menaçait. Vous verrez sur la vidéo le dernier décollage fut sportif une forte  turbulence due au vent d’est passant sur la rangée d’arbres en bordure du terrain. Mais j’ai eu confirmation que je manquais d’expérience dans ce domaine et que je devrais en refaire encore!

En effet j’ai eu du mal à gérer ma pente et à la corriger au moteur pour maintenir mon point de convergence au même niveau que d’habitude.

Pour les non initiés je vais essayer de m’expliquer, en même temps cela me permettra d’essayer de comprendre moi même!

Les atterrissages en pendulaire se font classiquement moteur tout ralenti dès que nous dépassons l’entrée de piste en vent arrière tout d’abord pour nous apprendre à visualiser les repères au sol et les caractéristiques de “plané” de la machine et ensuite nous habituer à réagir en cas de panne moteur!

Donc nous sommes en principe assez haut en finale pour bien choisir le point de convergence sur la piste. L’important étant de bien se poser et accessoirement d’être précis. Mais il peut arriver que nous soyons trop bas, trop court et que nous soyons dans l’impossibilité de rejoindre la piste sur le simple plané moteur ralenti! Trop de vent de face, erreur d’appréciation, dégueulante, etc… Dans ce cas, en, dehors de la panne moteur réelle bien sur, on peut remettre du moteur pour maintenait la machine en palier à faible hauteur pour rejoindre la piste et ensuite pouvoir se poser normalement.

Et c’est là toute la question gérer sa trajectoire en ajustant en permanence le régime moteur à l’évolution de cette trajectoire. En d’autres termes on agit sur les commandes comme si nous nous posions normalement mais on rectifie la trajectoire au moteur seulement. Et c’est pas évident à faire!

J’ai eu du mal à gérer ma trajectoire soit trop de gaz et la machine remontait soit pas assez et je risquais de ne pas avoir assez de vitesse en finale. Bref encore du boulot en perspective.

 

Formation pendulaire: 41ème vol

41ème vol: 23 mars 2018 à 10h30

Ce matin le vent a cessé et la température au sol est de 5°C quand je pars de chez moi. Couverture nuageuse dense et stable a priori de bonnes conditions de vol, voir l’état de la piste maintenant!

Voilà j’y suis, un peu en avance un de mes collègues élèves-pilote, fait des tours dans l’air avec Pierre-Jean juste le temps de discuter un peu avec Samir et d’apprendre que le vent des dernières 48h a bien séché la piste qui est correctement praticable sur sa longueur en milieu de piste!

Bon ça sent le tour de piste!!!

Le Skypper se pose, l’équipage arrive et Pierre-Jean me confirme tour de piste!!

Allez zou au boulot, visite pré-vol (faudra mettre un peu de carburant) et installation des caméras, il est temps d’aller se couvrir pour le vol!

Donc on va faire des tours de piste et aujourd’hui (ô surprise) sans simulation de panne des tours normaux enfin théoriquement!

Je les ai enchainé avec toujours un petit défaut souligner par PJ je prends l’axe de piste trop tard et je m’aligne quasiment en virage. Au débriefing PJ me fera constater que je ne suis pas au même endroit, à la même altitude sur la vent arrière et que donc je n’ai jamais les mêmes repères au sol!

De plus je me précipite trop pour m’aligner et du coup je suis systématiquement trop long.

Il faut que je prenne le temps de venir chercher la finale plus tard sur la vent arrière pour avoir le temps de m’aligner et ensuite engager l’atterrissage. C’est quasiment indispensable pour assurer des atterrissages de précision de manières régulières.

Par contre je me suis (un peu) amélioré sur le poussée de barre finale malgré encore quelques à coups dû à un excédent de vitesse. Mais ça vient!

Bon maintenant on va monter la vidéo en attendant le prochain vol!

Formation pendulaire: 40ème vol

40 ème vol : 19 mars 2018

Durant 48h il a quasiment plu sans interruption sur le Beaujolais, j’avais rendez-vous ce matin à 10h30 mais je ne savais pas si la piste serait praticable. La semaine dernière c’est le vent vraiment fort et en rafales qui avait eu raison de mon rendez-vous. Ce serait l’état de la piste ce matin qui serait la cause d’une nouvelle annulation?

Bon de toute façon je verrais bien, 12 minutes plus tard je suis garé sur le parking de l’aérodrome et Pierre-Jean me dit c’est volable mais on va faire des tours de piste pour améliorer la précision d’atterrissage!

Petit retour en arrière.

La semaine dernière j’avais donc pris un rendez-vous, comme je suis à proximité du terrain je m’étais déplacé malgré un vent fort qui augurait mal de mon vol. Comme j’avais émis l’idée d’une éventuelle participation à une compétition régionale d’ULM, mais plutôt sur un mode ironique compte-tenu de mon inexpérience, Pierre-Jean m’avait dit qu’il postulait pour être mon co-pilote si je m’inscrivais. A la fois flatté par cette candidature spontanée et intrigué par le concept même de compétitions régionales nous avions abordé ce qu’étaient ces compétitions et en quoi un débutant pouvait y trouver matière à progresser! Du coup Pierre-Jean m’avait dit qu’il réfléchirait à adapter mes prochaines leçons en tenant compte de cette possible perspective.

Et l’une des épreuves est la précision d’atterrissage!

Comme la piste en herbe est vraiment saturée d’eau il reste juste une partie centrale et sur une longueur limitée qui est utilisable. Bon exercice de précision on va faire d’une pierre deux coups, ne pas abîmer la piste en se posant de la façon la plus précise possible!

Du coup le point de convergence est impérativement l’entrée de piste pour poser les roues au plus tard à la hauteur du taxiway du parking. Et on remettra les gaz dans la foulée pour refaire un tour!

Donc en théorie tout baigne si j’ose dire compte tenu de l’état d’humidité du sol! En pratique il faut surnager dans le grand bain!

L’atmosphère ce matin n’était pas calme avec des cisaillements et changement de direction du vent fréquent!

Premier essai, trop long.
Deuxième essai encore trop long mais moins que le précédent toutefois
Troisième essai limite trop court mais les roues se posent à la bonne hauteur et je remet gaz pour un nouveau passage.

La Pierre-Jean me refait le coup de la panne juste au moment ou je prends la vent arrière. J’hésite 3 secondes de trop et de plus je me rajoute une contrainte de me poser sur la bande accessible de la piste. Du coup je vais trop loin, trop bas, et je dois remettre les gaz.

J’aurais du réagir de suite et sans tenir compte de l’état de la piste comme sur une vraie panne quitte à la prendre vent arrière du fait que le vent était quasi nul à la manche à air! D’autre part en continuant en vent arrière j’aurai du choisir le terrain dégagé à côté de la piste qui m’était accessible alors que de vouloir revenir à ce moment là me mettait en position trop tangente.

Donc on repart pour une précision d’atterro et repanne, là je n’hésite pas, je n’ai pas dépassé l’entrée de piste en vent arrière, j’engage une prise de terrain en S pour perdre mon altitude et engage ma finale léger vent arrière. Puis avant le poser gaz!!!

Pierre-Jean me refera le coup encore deux fois, puis plusieurs essais de précision d’atterrissage et enfin un complet après encore une panne simulée.

Bon je suis mitigé sur ma prestation d’aujourd’hui, manque de réactivité et d’anticipation sur les pannes, progrès sur la précision du posé des roues à la bonne hauteur des repères décidés et toujours et encore un petit défaut sur la poussée de la barre pour un posé tout doux et maîtrisé!

Mais je me sens de plus en plus à l’aise aux commandes de la machine.

Ca vient!

Formation pendulaire: 39ème vol

39ème vol : 5 mars 2018

Depuis mon dernier vol le 30 janvier la météo ne nous a laissé aucun répit pour envisager un possibilité de voler, l’eau qui rend la piste impraticable, la neige ensuite puis le vent et enfin un froid polaire.

Bref depuis plus d’un mois ma question était où en suis-je?

De plus j’ai acheté une nouvelle caméra et je voulais la tester en condition de vol. Cette caméra une Garmin VIRB XE (avant dernier modèle de la marque) a deux spécificités qu’il me tardait de tester.

Pour vous en donner une petite idée voici un petit extrait vidéo suivi d’une copie d’écran de mon de BaseCamp  logiciel de Garmin pour faire des itinéraires ou des tracés à partir de relevé GPS. Sans le son juste pour la vidéo.

Copie d’écran de base Camp qui retrace le parcours enregistré par la caméra

 

Cela semble être assez efficace, l’autre particularité de la caméra est son angle de prise de vue plus restreint que les équivalents GoPro mais qui ne déforment pas les perspectives et les lignes droites!

Certes le montage demande un peu plus de travail pour intégrer les écrans des capteurs, mais cela se fait en tâche de fond de l’ordi.

Voilà pour la partie audio-visuel, ha si l’audio a fonctionné cette fois-ci, j’ai installé une appli plus simple et par conséquent plus rapide à activer et à désactiver.

Revenons donc à la question essentielle dans le cadre d’un compte-rendu de formation au pendulaire: ai-je perdu beaucoup avec cette attente de plus d’un mois?

Hé bien pour le dire vite non, enfin pas trop je ne me suis pas trouvé dépaysé et des réflexes sont réapparus que j’avais eu du mal à acquérir il ya quelques mois de cela.

Le seul petit point si ne n’est noir un peu gris foncé est la fin de mon atterrissage mon poussée de barre toujours aussi timide mais là l’arrêt des vols n’y ai pour rien.

Content de revoler surtout que la météo nous a gratifié d’un peu de soleil et d’une température très agréable.

 

Formation pendulaire: 38ème vol

Vol 38, 30 janvier 10h30

Météo à l’identique de celle d’hier avec moins de vent si cela était possible, en tout cas la manche à air pend lamentablement enroulée sur son mât.

Comme la piste est toujours saturée d’eau, on ne décolle qu’une fois et on essaie de se poser qu’une fois aussi!! Donc pas de tour de piste décollage/atterrissage aujourd’hui encore.

Alors dans la saga audio-visuelle du jour, cam 1 et 2 OK, orientation AV et AR OK, démarrage synchro son OK enregistrement OK, mais, car il y a bien sur un mais, mais donc, sur mon appli à la fin il faut valider l’enregistrement et pas simplement l’arrêter! Donc le fichier n’a pas été sauvegardé!! D’où image sans commentaire encore une fois désolé.

J’espère avoir tout bon avant la fin 2018 j’y travaille d’arrache pied!

Première conséquence j’ai viré l’appli pour en prendre une plus simple avec une touche marche arrêt et basta!

Revenons à nos moutons!

Pierre-Jean me dit que nous allons aller vers la Saône faire des essais de “grande vitesse”. Il est vrai que le Skypper sur lequel nous volons est équipée d’une aile Bionix², que les spécialistes connaissent. Elle a la particularité de pouvoir modifier sa configuration en vol au moyen d’une manivelle qui agit sur la géométrie des ailes.

Cela permet de pouvoir voler à une vitesse plus élevé sans avoir d’effort à faire sur la barre.

Mais avant cela il me fait faire un autre genre d’exercice, je vais tenir la barre que d’une main, droite et gauche alternativement, pour piloter le pendulaire! Le but de l’exercice est de me faire sentir que je peux contrôler la machine sans effort excessif et sans gestes brusques juste par pression. Lignes droites et virages sont exécutés d’une main! Effectivement cet exercice “m’oblige” à  mieux gérer l’effort de la main plus en pression soutenue qu’en force!

Nous survolons la Saône dont la crue a visiblement pris de l’ampleur depuis la dernière fois. Les champs inondés ou saturés d’eau sont de plus en plus loin des berges normales. Nous montons a 2000 pieds et PJ me fait tester le décrochage sur cette aile, de fait il est plus brusque que sur la ifun16 mais se récupère dès qu’on relâche la barre.

Retour vers le terrain et essai de grande vitesse.

Comme je l’ai dit plus haut cette machine est équipée d’une aile qui peut modifier en vol sa géométrie. Mais sur notre machine il y a aussi les poignées de double commande qui en gênent un peu le maniement donc PJ va jouer de la manivelle et Alain de la barre, Jules et Léon n’étant pas là il n’y aura pas ni violon ni accordéon désolé M. Bécaud!

Hé bien la machine accélère sans que j’ai à tirer sur la barre, juste a augmenter les gaz, 110, 120 et 160 au maxi au lieu des 80/90 de vitesse de croisière habituelle! J’aime autant vous dire qu’à 160 on en prend plein la…… figure je ne volerais pas 2h comme ça, la machine non plus, l’indicateur de consommation passe à plus de 20l/h alors qu’auparavant nous étions à 7/8l. Et encore devant je suis relativement protégé par un pare-brise, mais derrière le passager est surélevé et lui prend tout le vent sans en perdre un km/h!

Je lève le pied et Pierre-Jean renroule la manivelle, la vitesse redescend à 120 km/h la consommation à 10/12l/h, le vent relatif est beaucoup moins présent et à cette vitesse on peut croiser sans trop de problème au cas ou le besoin s’en ferait sentir ( vent de face, navigation monotone, etc..).

On traverse la Saône et ses lacs comme ça et ensuite en vue du terrain on remet l’aile en configuration de base 80/90km/h consommation 7/8l/h

Vertical terrain on va faire des simulations d’atterrissage de précision comme hier. Je crois que je ne m’en suis pas trop mal sorti.

Puis bien sur la panne juste en vent arrière, faible altitude, je suis arrivé à revenir sur la piste sans perdre trop de hauteur et pouvoir ensuite prendre de la vitesse. Re finale de précision puis un tour de piste pour atterrissage final.

Deuxième attero que je fait sans à-coups ni points durs!
Direction le parking et le débriefing habituel!

Formation pendulaire : 37ème vol

Vol 37, 29 janvier 2018 10h30

  • Temps gris, mais sans pluie, pas de vent notable, plafond bas côté monts du beaujolais et mais largement suffisant au-dessus de Pizay et de l’Ain, température au-dessus des normales environ 8/10¨C! Trois jours sans pluie, plus hier une journée ensoleillée et un peu de vent ont, en partie, asséchée la piste. Donc on peut voler!
    Alors hier j’avais les caméras pas le son, aujourd’hui:
  • le son OK
  • caméra AV OK
  • caméra AR OK
  • synchro son OK

Tout va bien. Heu pas tout à fait non! ma caméra 2 est orientée vers l’avant pour la synchro son et, normalement, je la retourne vers l’arrière. Sauf que là distrait pas un décollage très court, j’en oublie de remettre cette caméra dans l’axe arrière!

Mais de tout malheur quelque chose est bon, le taux d’humidité était ce matin très élevé, ce qui a conduit un peu de condensation sur le boitier de la caméra 1 et rendu ses images peu exploitables donc la caméra 2 a sauvé la situation, comme vous aurez les commentaires, j’espère que l’intérêt pour cette vidéo sera intacte!

Allez on passe au sujet principal ma formation! Ce matin Pierre-Jean me propose de faire des approches de précision sans se poser ( on essaie de ne pas trop martyriser la piste encore bien humide malgré tout). Toujours avec le Skypper Rotax 912 et l’aile Bionix².

Donc nous allons simuler des atterrissages, PJ me dira quel plot et de quel côté de la piste je dois prendre comme point de convergence! En gros il me dira 3ème plot à droite ce qui signifiera que je devrais prendre comme point de convergence le 3ème plot après l’entrée de piste sur le côté droit de celle-ci.

Et puis comme PJ a l’esprit facétieux et que je m’étais plaint de la difficulté que j’avais eu à lire les indications de l’altimètre lors de mon précédent vol. PJ me dit benoîtement:
– appuie une 4ème fois sur le bouton en bas à droite de l’écran!
Et ho surprise l’altimètre, le badin, disparaissent ne reste plus que le régime moteur, température des culasses bref que les indications moteur.
comme tu as du mal à lire l’altimètre hé bien on va s’en passer tu estimeras ton altitude visuellement!

Bien tiens! Je n’y avais pas pensé à celle-là!!

Bon faut que je fasse gaffe à ce que j’écris dans mes CR.  IL LES LIT c’est sur!!

En même temps si je les mets sur internet faut bien que quelqu’un en profite, hein normal!

Bref! Moteur à température, on peut y aller, je ferais un simulacre de radio et puis j’oublierai aussi vite pour ne plus m’en servir durant l’heure suivante!

Donc je vais faire des tours de piste avec exercice d’atterrissage de précision sans altimètre ni badin juste les tours moteur dont je n’ai pas encore l’habitude!

Mais en fait cela va beaucoup mieux se passer que je ne le craignais, il est vrai que l’habitude du terrain fait que j’ai mémorisé sans m’en rendre compte repères sol, et perspectives pour être, à peu près, à la bonne altitude. J’ai quand même tendance a être un peu au-dessus qu’au dessous.

Bon premier exercice, altitude en entrée de piste assez correcte, premier plot à gauche je m’en sors pas trop mal cette fois-ci, on en refera 3 ou 4 autres ou question précision du point de convergence je serais pas trop mauvais.

Mais, comme l’idéal n’est pas de ce monde, lors d’une des remises de gaz suite à notre approche, j’aurai un geste à tirer trop important et nous toucherons des roues le sol avant que je relâche un peu la barre pour le laisser remonter. En remise des gaz comme j’étais déjà en prise de vitesse je devais juste accélérer sans rajouter de la pente en tangage!

Autre exercice du même ordre mais en étant verticale piste dans l’axe puis à 90°  vers l’Ouest. En fait dans cet exercice comme on survole la piste on ne la voit pas. Donc première chose dégagée en virages pour pouvoir la visualiser et repérer ton point de convergence. S’écarter de la piste pour pouvoir mieux y revenir! De plus dans cet exercice l’altitude est supérieure à une prise de terrain classique à Pizay. Je pense que nous étions à environ 2000 pieds (je rappelle le traître de PJ m’avait fait zappé les instruments de vol) au lieu des 1400 habituels.

Mes virages de retour vers la finale était trop près et j’ai eu à chaque fois un surplus d’altitude que j’ai du perdre avec des prises de terrain en (petit) S ce dont j’aurai pu me passer en prolongeant un peu ma vent arrière!

Puis dernier tout pour un atterrissage complet. Toujours avec une altitude estimée!

Je me mets dans l’axe et prise de vitesse sur le point de convergence que PJ m’a indiqué, pas trop mal. L’atterrissage sera un des meilleurs que j’ai fait je crois avec un touché des roues quasi imperceptibles, mais, comme j’ai acquis pas mal de vitesse, l’aile me la restitue en portance et le posé effectif des roues se fait assez loin du point de convergence, la piste humide freine un peu mais je dois quand même par petits coups donner du frein.

Retour au parking direction le tuyau d’arrosage pour un toilettage du Skypper!

Formation pendulaire: 35ème vol

8 janvier 2018, 10h30

Premier rendez-vous de l’année 2018 pour le 35ème vol !

Et donc j’en profite aussi pour présenter mes meilleurs vœux à tous ceux qui font l’effort de me suivre dans cette formation. Que 2018 voit vos souhaits se concrétiser.

En arrivant à Pizay nous échangeons nos vœux avec Mélanie, Samir, Antoine et Pierre-Jean,

Le temps est ensoleillé alors que la veille le ciel était gris et humide. Les semaines passées il a pas mal plu sur le beaujolais est-ce que la piste en herbe ne sera pas trop détrempée pour ce premier vol 2018 ?

Hé bien non la piste est utilisable par contre pas question de prendre le « taxiway » en bordure, lui est détrempé et inondé par endroit. Donc on appliquera les bonnes vieilles méthodes, une fois assuré que personne n’est en approche, nous remonterons la piste en plein milieu.

Pour 2018 je vais essayer de filmer avec deux caméras. Le résultat n’est pas probant, tout d’abord parce que j’ai oublié d’enclencher l’enregistrement audio, donc vidéo sans les commentaires, ensuite, vu de face on ne peut pas dire que je sois photogénique et le casque n’arrange rien en plus !

Bon je suis là pour voler !

Pierre-Jean me propose une révision générale ? En fait il veut me faire faire en une séance à peu près tout ce que nous avons vu lors des vols précédents, dérive, tenir un cap, gestion panne moteur, virage à forte inclinaison, tour du « château », etc..

Donc j’installe mes caméras, qui fonctionneront correctement, je branche mon micro et j’ouvre l’appli de mon smartphone et……j’oublie de déclencher l’enregistrement……. ! Donc pas de commentaires pour ce premier vol 2018 !!!

Bon on y va !! Visite prévol habituelle, effectivement je constate que le terrain est lourd il colle comme disent les commentateurs hippiques les roues sont bien boueuses et à notre retour le Skypper aura besoin d’une bonne douche au jet !

Donc nous avons passé en revue un peu l’ensemble de ce que j’avais appris en 2017 en survolant une Saône qui a largement débordée de son lit, notamment là ou nous avions l’habitude de venir faire des simulations d’atterrissage en campagne !

On va voler durant 3/4h environ et j’aurais droit à plusieurs pannes, des virages d’évitement à grande inclinaison, de suivi de routes, de dérive, etc..

Même apprentissage de prise de vue avec lâcher de barre, Pierre-Jean en profitant lâchement pour couper le moteur juste au moment ou je lâche la barre et me tourne pour “prendre” une photo!

 

Tout se passe pas mal sauf encore une fois l’atterrissage ou mon arrondi est un peu haut et mon poussée de barre, s’il est présent, enfin, et encore un peu trop timide!

 

 

Formation pendulaire: 34ème vol

15 décembre 2017, 17h30

La journée du 14 décembre ne laissait pas présager un temps “volable” ce matin. Et pourtant une météo favorable avec belles éclaircies, température de saison, 5°C et un léger vent de sud au sol et ouest, selon les nuages, en l’air.

Arrivée sur le terrain et petit briefing de Pierre-Jean sur la leçon du jour. Il va me faire aborder 3 aspects nouveaux du vol pour moi :

  • les virages serrés d’évitement,
  • le décollage court
  • l’atterrissage de précision au moteur

Principe du virage serré (inclinaison au-delà de 30°), prise de vitesse, barre tirée avec gaz, inclinaison franche du côté opposé à la trajectoire que l’on veut éviter, puis augmenter l’incidence en restant dans le domaine de vol, relâcher les gaz pour sortir du virage et rester en palier!

Pierre-Jean va me faire deux démos assez décoiffantes ensuite je vais m’y exercer 3 fois, avec pas trop mal de réussite ma foi! Donc retour vers le terrain avec, bien sur, la panne simulée, mais au-dessus d’un espace ou les champs propices au posé ne sont pas légions et bordés par une ligne haute tension. J’en identifie un, face au vent, un peu court sans doute, mais “posable”! On se présente et en finale on remet les gazs retour au terrain!

Nous nous posons, et mon poussé de barre sera moins coulé que lors du dernier vol!

Posé, demi-tour, mise dans l’axe et décollage court.

Le principe du décollage court c’est d’avoir une distance de roulement au sol la plus courte possible. Donc en bout de piste, frein serré, mise des gaz (=> 5000 t/mn), barre poussée vers l’avant, sans toucher au tube, lâcher des freins, et dés que les roues quittent le sol, ramener progressivement la barre pour la prise de vitesse ensuite laisse monter.

Bon à part une hésitation la première fois, j’ai compris le principe et je pense l’avoir correctement réalisé ensuite!

Viens l’atterrissage de précision au moteur.

Il s’agit de poser les roues à un endroit précis du terrain, cela peut être utile si on doit se poser sur un terrain court. Comme procède-t-on?

En finale, à une hauteur inférieure à celle habituelle, on prend de la vitesse barre tirée mais la hauteur est maintenue au gaz en accélérant, et on laisse tout au ralenti au moment jugé opportun pour le toucher des roues à l’endroit voulu!

Clairement c’est une phase que je dois retravailler soit je remet trop de gaz ou pas assez ou je manœuvre trop la barre par rapport au gaz, bref pas encore au point sur cet aspect là.

Lundi prochain dernier rendez vous pour 2017!

Formation pendulaire : 33ème vol

12 décembre 2017, 10h30

Hier sale temps sur la région pluie froid, nuages bas, le soir je suis allé au cours donné par Samir pour l’examen théorique. Ce n’est pas parce que j’en suis exempté que je ne dois pas acquérir des connaissances ou me rafraichir la mémoire pour celles de base.

Hier soir le sujet était la navigation et c’était le 2ème séance, je n’avais pas pu être à la première, donc il y avait un corrigé de QCM qui avait été remis aux participants 8 jours plus tôt. Hé bien je ne suis pas mécontent il n’y avait qu’une seule question ou je ne savais pas la réponse, elle concernait les fonctions de l’AFIS.

La séance, très intéressante, sur la navigation, même si je devais être le seul penduleux, m’a permis de mieux comprendre certains aspects alors que je n’ai quasiment aucune expérience en la matière!

Nous avons fini à 20h00 passé. Dehors j’étais dans un environnement à la fois connu et étrange, un aérodrome plongé dans le noir presque absolu cela donne une ambiance particulière qui nous plonge dans un autre monde.

Ce matin 10h30 au terrain.

Le temps se maintient, ciel dégagé, visibilité largement au-delà des 1500m requis, plafond sans problème, léger vent de sud sur le terrain mais les nuages se déplacent vers l’est lentement, température 5°C au sol! Au loin la pluie s’annonce mais nosu avaons le temps de faire un vol.

33ème leçon ce jour!

Décollage en piste 16 donc sans problème, même la montée sera pas trop mal je garderais une pente constante en relâchant la barre selon la pente et en soulageant le moteur qui est à plein régime lors du décollage (>6500 t/mn) pour le ramener à 6000t/mn.

Pierre-Jean me demande de virer sur la gauche mais en restant en montée, nous avons devant nous un gros nuage bien joufflu mais avec le sol en vue directe, PJ me demande d’en faire le tour en restant à distance constante.

Le but du jeu affiner la précision du pilotage avec un enjeu agréable et ludique. Je vais tourner autour de ce gros nuage en restant à distance, montée selon son évolution pour rester à bonne hauteur de lui. Puis retour sur le terrain et ……..panne!

Je suis prés de la piste donc prise de terrain somme toute classique, et posé……..et Ho Miracle! J’ai bien poussé la barre tout (presque) comme il faut, PJ me faisant bénéficier d’un commentaire encourageant!

En fait ce matin il semblerait que le fameux déclic attendu se soit produit, la poussée de la barre et le posé moins rude que d’habitude! Les 3 atterrissages seront de la même veine. Mais la pluie menaçant de nous rattraper nous écourtons le vol avec quelques gouttes en guise de conclusion.

Les vols se suivent et ne se ressemblent pas, aujourd’hui je suis assez content de moi, espérons que cela va se poursuivre pour les vols suivants, reste deux rendez-vous avant la fin de l’année!