Saison 2 Vol 9: Beaune

14 août 2018

Le club ULM de Beaune (voir leur site : https://www.ulm-beaune.fr/aeroclub-ulm-beaune.html  ) souhaite développer la pratique du pendulaire et pour cela il a sollicité Samir et son équipe pour examiner avec eux comment collaborer et former les pilotes au pendulaire.

Les deux équipes ont prévus de se rencontrer sur le terrain de Beaune pour concrétiser tout cela. Samir me propose de les accompagner. Nous partons à deux machines un 3 axes avec un élève qui va peaufiner sa formation à la navigation et Pierre-jean et moi sur le Skypper jaune et son aile Ifun16.

Départ de Pizay

Rendez-vous de très bonne heure 6h30 pour profiter au mieux des horaires, en effet nous devons passer une zone TBA qui sera active à 11h30 à la hauteur de Tournus. La veille je suis venu faire la navigation avec Pierre-Jean, nav simplissime, en gros il suffit de suivre la Saône, certes mais ma première réelle!

Le temps est gris, des grains sont possibles sur le parcours, nous avons prévus des aérodromes de détournement au cas ou!

Allez en route

Au long de la Saône vers Beaune

Bien entendu les deux batteries de mes caméras ne tiendront pas la distance et à chaque voyage je n’aurais pas la fin. Désolé

A la hauteur de Tournus un grain se profile à l’horizon passant d’ouest en est. Le 3 axes plus rapide que nous a du se poser pour l’éviter quant à nous nous arriverons au moment ou celui-ci glisse sur notre droite sans conséquence.

Le ciel se dégage

L e ciel se dégage ensuite et le beau temps chaud refait son apparition.

Fin de batterie

La batterie me lâche peu après Chalon sur Saône. Il est clair que pour des voyages dépassant l’heure il faut alimenter les caméras via la prise 12v du tableau de bord il va falloir que je me penche sur la question!

Bref nous arrivons à Beaune avec un fort vent de travers de l’ouest. Deuxième fois que je vais me poser sur une piste en dure, et là elle est large et longue de plus le taxiway et aussi bitumée. Le toucher des roues et particulier avec ce crissement spécifique mais le roulage est surprenant, moteur ralenti la machine file sur son aire sans ralentir. Mêle sur le taxiway la machine roule sans effort et les commandes de direction sont très réactives!

Nous retrouvons nos compagnons de voyage arrivés peu avant nous et après un café chaud très apprécié. La noria des pendulaires va commencer. Noria étant un très grand mot puisqu’il n’y a que deux pendulaires qui tourneront.

Le club possède un cosmos biplace que Pierre-Jean, qui connait bien cette machine, va d’abord tester et régler, ensuite les amis de Beaune vont tour à tour voler avec le Skypper et le Cosmos.

Aprés un repas trés convivial avec les responsables du club hôte, l’après midi nous préparons à repartir sous un fort vent de Nord. Le décollage sera un peu sportif avec un vent de côté relativement fort.

Comme à l’aller mes batteries ne tiendront pas la distance. Le vent nous pousse et nous mettrons presque 20mn de moins qu’à l’aller! A côté de l’autoroute nous filons plus vite que les voitures!

Vol sans histoire l’atterrissage “posé pas cassé” ma spécialité dixit Pierre-Jean!

Saison 2 Vol 8: En Duo

12 août 2018

Voilà c’est fait!

Il y avait déjà un moment, en fait depuis que j’ai commencé à voler en pendulaire, que j’avais proposé à mon épouse Jo de faire un baptême pour voir si cela lui plaisait et si on pouvait envisager à terme des balades ensemble comme nous l’avions fait en moto (voir nos comptes rendus de balade en moto sur ce même blog).

Et puis le temps passant, ma motivation ayant changé de cap j’ai pensé à une autre façon de voler en duo, inspirée par un vol à deux pendulaires effectué par Samir et Pierre-Jean avec un couple lors d’un baptême.

Nous pourrions faire la même chose avec cette différence que je serais aux commandes de l’un des deux pendulaires! Nous avons donc pris rendez-vous un dimanche matin par grand beau temps calme et sans vent!

Jo étant passagère du pendulaire piloté par Samir, Pierre-Jean et moi dans l’autre machine!

Comme tout vol à deux machines la rigueur est de mise il y a donc une machine cible celle de Pierre-Jean et moi qui doit garder cap, altitude et vitesse constante et ne pas faire de virage brusque. Et l’autre, le chasseur, qui évolue autour de la cible.

L’exercice pour moi est intéressant, outre de voler avec mon épouse, car garder une machine à cap, vitesse et altitude constant n’est pas aussi évident que cela en a l’air en l’écrivant!

Donc on s’équipe et on part d’abord Samir et Jo


Beau sourire! ça commence bien!

Et puis on se retrouve en vol

Pierre-Jean et moi dans le Skypper jaune

Samir tourne autour de nous passe devant dessus dessous ou en vol groupé.

Le plaisir semble au rendez-vous!

Le sol vu d’en haut est toujours un plaisir des yeux

Nous volons de conserve presque une heure

Point de vue du jaune vers le rouge!

Il n’y a de si bonne choses qui en se terminent

Ma femme a adoré elle est partante pour renouveler l’expérience et qui sais plus tard……

Une excellente journée pour tout le monde et pour nous deux!

Et maintenant la vidéo

Saison 2 Vol 7 : Les Montgolfières

10 août 2018

Pour une fois j’ai rendez-vous le soir à 19h00 je crois que les vols que j’ai  effectués le soir doivent se compter sur les doigts d’une main!

Bref rendez vous le soir temps plutôt gris à l’issue d’une semaine caniculaire avec des températures au sol ayant dépassé les 35°C.

Pierre-Jean me propose de rejoindre Chatillons-sur-Chalaronne ou des amis à lui font des vols découverte en montgolfières. L’idée et de les rejoindre et de tourner autour et de revenir!

Allons-y!

Vu le temps estival caniculaire des jours précédents je suis en short et tee-shirt, au sol la température est assez élevée. Donc on y va léger juste une petite polaire sur le dos en sandale et short sans gants!

On va donc vers Châtillon tout en montant, au loin on aperçoit les 2 montgolfières en train de décoller. Et plus nous prenons de l’altitude plus l’air se refroidit très mais alors très nettement, on caille sévère comme dirait Michel Audiard. Le corollaire est que les ballons d’air chaud montent beaucoup plus vite que nous dans l’air rafraichit!

Nous constatons rapidement que nous ne pouvons pas les rattraper et que de plus monter plus haut nous expose encore plus à un air froid intenable dans notre tenue optimiste!

Alors après avoir fait une petit tour SOUS les ballons nous rentrons en descendant dans les couches atmosphériques aux températures plus clémentes!

Au bout de la piste le bar et un café chaud!

Vite posons nous pour aller boire un café chaud.

Moralité de l’épisode se méfier des températures au sol trop agréables là-haut le froid nous guette!

Néanmoins ce fut un vol très agréable et tourner autour des ces bulles d’air chaud avait un côté magique que même le froid subit ne me fait pas regretter cet épisode!

Saison 2 Vol 6 :Vallée de l’Azergues

 6 août 2018

Sixième vol de la saison 2, un vrai feuilleton d’été, surtout que cette année l’été est vraiment présent beau et chaud.

Aujourd’hui Pierre-Jean me propose de voler au-dessus des monts du Beaujolais d’aller survoler le vallée de l’Azergues. Savez-vous qu’il y a des chercheurs d’or sur l’Azergues? http://orpaillage.fr/sorties/azergues.html

Nous survolons les monts du Beaujolais nous prenons de l’altitude d’une part pour être dans une zone plus calme et ensuite avoir une marge de sécurité pour survoler les monts.

De fait je suis plutôt surpris de voir les possibilités de poser qui existent dans une zone que j’aurais pensé plus hostile. En volant au-dessus des crêtes à plus de 4000 pieds on peut voir de chaque côté des pentes des terrains vachables et plus à l’ouest la plaine de la Loire et Roanne à une portée de vol!

Nous continuons le survol et nous suivons la vallée de l’Azergues qui démarre aux Echarmeaux.

Toujours les mêmes qui bossent!
Toujours les mêmes qui dirigent!!
Mais toujours d’accord pour admirer le paysage
Pilote et passager heureux

Voilà encore un vol plaisir au plein sens du terme, voler pour se faire plaisir sans autre but que celui-ci! J’en redemande!

Pour l’anecdote la batterie de la caméra avant (garmin) m’a lâché en cours de route hé oui encore et toujours les aléas de la vidéo en vol!

Formation pendulaire: 43ème vol

Vol 43, 3 avril 2018

Mardi la météo est presque idéale vu du sol, certes le ciel est encore gris mais la température est de saison et le vent au sol est quasi nul.

Ce matin je vais voler avec Samir, Pierre-Jean ayant pris un peu de vacances méritées. Nous allons reprendre  la leçon commencée avec Pierre-Jean sur l’approche basse hauteur au moteur.

Samir me demande ce que je pense de la situation météo locale, pour moi elle me semble bonne pas ou presque pas de vent, la manche à air indique un vent de sud mais elle est verticale, un plafond élevé, pas de nuages menaçants. Samir m’explique qu’à cette période de l’année, ici sur un petit périmètre peut exister un phénomène particulier. Au sol et sur une altitude à déterminer se forme une “bulle” avec une pression plus élevé empêchant les hautes couches de descendre au sol, ce phénomène s’estompe au fur et à mesure du réchauffement et les couches finissent par atteindre le sol.

Au-dessus du sol le vent souffle nous ne savons à quelle altitude le cisaillement est mais au fur et à mesure de la matinée elle va baisser et le vent va atteindre les basses couches.

Samir m’explique qu’en fait l’expression “le vent se lève” devrait plutôt être “le vent descend”.

Donc nous allons monter  vers 2500 pieds voir ou le cisaillement se produit, puis je reviendrais faire une prise de terrain en S (PTS) en descendant bas pour faire une approche au moteur pour viser un poser des roues après le premier tiers de la piste.

Pour la montée pas de problème particulier sauf que au fur et à mesure de nos décollage le cisaillement descend effectivement passant au premier vol de 2200 Ft environ à des turbulences sensibles en approche.

Pour les décollages j’ai tendance à embarquer systématiquement sur la gauche avec cette machine, est-ce du à mon inexpérience du moteur, à un positionnement différents des palonniers par rapport à l’ancien Skypper je ne saurais dire, en tout cas quand j’accélère au décollage j’ai du mal à compenser avec le gauche pour garder un cap rectiligne.

Mais il est vrai que le changement de machine avec le moteur 4 temps à perturber mes habitudes et j’ai énormément de mal à gérer les gaz du Rotax 912 alors que j’avais acquis une certaine routine avec le 2 temps Rotax  582.

Ce constat je vais le faire tout au long du vol, dès qu’il s’agit d’avoir des régimes intermédiaires, aussi bien  pour être en palier ou en montée un tendance “ON” “OFF” alors lorsqu’il fallu gérer l’approche basse altitude au moteur cela a été totalement anarchique, résultat aucune approche correctement effectuée. Je ne me sens pas à l’aise avec ce moteur, je n’arrive pas à gérer les gaz souplement. De plus l’aile plus performante m’amène à des vitesses trop élevées pour les atterrissages bref je ne suis pas à l’aise!

D’ailleurs j’ai eu du mal à rédiger ce compte-rendu car pas facile à analyser le vol que j’ai fait avec à la fois des sentiments de progrès certains dans des phases de vol et d’autres ou j’avais l’impression de ne plus rien maîtriser.

Du coup je suis un peu sur l’expectative il faut que je réfléchisse comment je vais avancer si je me sens pas à l’aise avec ce moteur. Et quelque ce soit mon instructeur je ne suis pas arrivé à “comprendre” le moteur est donc être serein.

Dans toute formation il y a une phase de décompression.

Formation pendulaire: 42ème vol

Vol 42: 26 mars 2018

Le temps est gris et la pluie annoncée par la météo n’est pas encore arrivée, mais les nuages sur le Beaujolais indiquent qu’elle sera bien présente dans la soirée! Le vent est assez fort et tourne du nord au nord-est mais cela semble volable!

Ce soir Pierre-Jean va m’entrainer pour une approche basse au moteur. Je lui avais dit que je ne me sentais pas très à l’aise sur cette phase de vol potentielle. Être trop bas en finale et corriger son approche au moteur, j’ai du le faire une ou deux fois seulement et je me suis rendu compte lors du dernier vol que je manquais de pratique.

Le compte-rendu va être assez rapide car nous avons dû interrompre la séance avec un vent qui se renforçait et la pluie qui menaçait. Vous verrez sur la vidéo le dernier décollage fut sportif une forte  turbulence due au vent d’est passant sur la rangée d’arbres en bordure du terrain. Mais j’ai eu confirmation que je manquais d’expérience dans ce domaine et que je devrais en refaire encore!

En effet j’ai eu du mal à gérer ma pente et à la corriger au moteur pour maintenir mon point de convergence au même niveau que d’habitude.

Pour les non initiés je vais essayer de m’expliquer, en même temps cela me permettra d’essayer de comprendre moi même!

Les atterrissages en pendulaire se font classiquement moteur tout ralenti dès que nous dépassons l’entrée de piste en vent arrière tout d’abord pour nous apprendre à visualiser les repères au sol et les caractéristiques de “plané” de la machine et ensuite nous habituer à réagir en cas de panne moteur!

Donc nous sommes en principe assez haut en finale pour bien choisir le point de convergence sur la piste. L’important étant de bien se poser et accessoirement d’être précis. Mais il peut arriver que nous soyons trop bas, trop court et que nous soyons dans l’impossibilité de rejoindre la piste sur le simple plané moteur ralenti! Trop de vent de face, erreur d’appréciation, dégueulante, etc… Dans ce cas, en, dehors de la panne moteur réelle bien sur, on peut remettre du moteur pour maintenait la machine en palier à faible hauteur pour rejoindre la piste et ensuite pouvoir se poser normalement.

Et c’est là toute la question gérer sa trajectoire en ajustant en permanence le régime moteur à l’évolution de cette trajectoire. En d’autres termes on agit sur les commandes comme si nous nous posions normalement mais on rectifie la trajectoire au moteur seulement. Et c’est pas évident à faire!

J’ai eu du mal à gérer ma trajectoire soit trop de gaz et la machine remontait soit pas assez et je risquais de ne pas avoir assez de vitesse en finale. Bref encore du boulot en perspective.

 

Formation pendulaire: 41ème vol

41ème vol: 23 mars 2018 à 10h30

Ce matin le vent a cessé et la température au sol est de 5°C quand je pars de chez moi. Couverture nuageuse dense et stable a priori de bonnes conditions de vol, voir l’état de la piste maintenant!

Voilà j’y suis, un peu en avance un de mes collègues élèves-pilote, fait des tours dans l’air avec Pierre-Jean juste le temps de discuter un peu avec Samir et d’apprendre que le vent des dernières 48h a bien séché la piste qui est correctement praticable sur sa longueur en milieu de piste!

Bon ça sent le tour de piste!!!

Le Skypper se pose, l’équipage arrive et Pierre-Jean me confirme tour de piste!!

Allez zou au boulot, visite pré-vol (faudra mettre un peu de carburant) et installation des caméras, il est temps d’aller se couvrir pour le vol!

Donc on va faire des tours de piste et aujourd’hui (ô surprise) sans simulation de panne des tours normaux enfin théoriquement!

Je les ai enchainé avec toujours un petit défaut souligner par PJ je prends l’axe de piste trop tard et je m’aligne quasiment en virage. Au débriefing PJ me fera constater que je ne suis pas au même endroit, à la même altitude sur la vent arrière et que donc je n’ai jamais les mêmes repères au sol!

De plus je me précipite trop pour m’aligner et du coup je suis systématiquement trop long.

Il faut que je prenne le temps de venir chercher la finale plus tard sur la vent arrière pour avoir le temps de m’aligner et ensuite engager l’atterrissage. C’est quasiment indispensable pour assurer des atterrissages de précision de manières régulières.

Par contre je me suis (un peu) amélioré sur le poussée de barre finale malgré encore quelques à coups dû à un excédent de vitesse. Mais ça vient!

Bon maintenant on va monter la vidéo en attendant le prochain vol!

Formation pendulaire: 40ème vol

40 ème vol : 19 mars 2018

Durant 48h il a quasiment plu sans interruption sur le Beaujolais, j’avais rendez-vous ce matin à 10h30 mais je ne savais pas si la piste serait praticable. La semaine dernière c’est le vent vraiment fort et en rafales qui avait eu raison de mon rendez-vous. Ce serait l’état de la piste ce matin qui serait la cause d’une nouvelle annulation?

Bon de toute façon je verrais bien, 12 minutes plus tard je suis garé sur le parking de l’aérodrome et Pierre-Jean me dit c’est volable mais on va faire des tours de piste pour améliorer la précision d’atterrissage!

Petit retour en arrière.

La semaine dernière j’avais donc pris un rendez-vous, comme je suis à proximité du terrain je m’étais déplacé malgré un vent fort qui augurait mal de mon vol. Comme j’avais émis l’idée d’une éventuelle participation à une compétition régionale d’ULM, mais plutôt sur un mode ironique compte-tenu de mon inexpérience, Pierre-Jean m’avait dit qu’il postulait pour être mon co-pilote si je m’inscrivais. A la fois flatté par cette candidature spontanée et intrigué par le concept même de compétitions régionales nous avions abordé ce qu’étaient ces compétitions et en quoi un débutant pouvait y trouver matière à progresser! Du coup Pierre-Jean m’avait dit qu’il réfléchirait à adapter mes prochaines leçons en tenant compte de cette possible perspective.

Et l’une des épreuves est la précision d’atterrissage!

Comme la piste en herbe est vraiment saturée d’eau il reste juste une partie centrale et sur une longueur limitée qui est utilisable. Bon exercice de précision on va faire d’une pierre deux coups, ne pas abîmer la piste en se posant de la façon la plus précise possible!

Du coup le point de convergence est impérativement l’entrée de piste pour poser les roues au plus tard à la hauteur du taxiway du parking. Et on remettra les gaz dans la foulée pour refaire un tour!

Donc en théorie tout baigne si j’ose dire compte tenu de l’état d’humidité du sol! En pratique il faut surnager dans le grand bain!

L’atmosphère ce matin n’était pas calme avec des cisaillements et changement de direction du vent fréquent!

Premier essai, trop long.
Deuxième essai encore trop long mais moins que le précédent toutefois
Troisième essai limite trop court mais les roues se posent à la bonne hauteur et je remet gaz pour un nouveau passage.

La Pierre-Jean me refait le coup de la panne juste au moment ou je prends la vent arrière. J’hésite 3 secondes de trop et de plus je me rajoute une contrainte de me poser sur la bande accessible de la piste. Du coup je vais trop loin, trop bas, et je dois remettre les gaz.

J’aurais du réagir de suite et sans tenir compte de l’état de la piste comme sur une vraie panne quitte à la prendre vent arrière du fait que le vent était quasi nul à la manche à air! D’autre part en continuant en vent arrière j’aurai du choisir le terrain dégagé à côté de la piste qui m’était accessible alors que de vouloir revenir à ce moment là me mettait en position trop tangente.

Donc on repart pour une précision d’atterro et repanne, là je n’hésite pas, je n’ai pas dépassé l’entrée de piste en vent arrière, j’engage une prise de terrain en S pour perdre mon altitude et engage ma finale léger vent arrière. Puis avant le poser gaz!!!

Pierre-Jean me refera le coup encore deux fois, puis plusieurs essais de précision d’atterrissage et enfin un complet après encore une panne simulée.

Bon je suis mitigé sur ma prestation d’aujourd’hui, manque de réactivité et d’anticipation sur les pannes, progrès sur la précision du posé des roues à la bonne hauteur des repères décidés et toujours et encore un petit défaut sur la poussée de la barre pour un posé tout doux et maîtrisé!

Mais je me sens de plus en plus à l’aise aux commandes de la machine.

Ca vient!

Formation pendulaire: 39ème vol

39ème vol : 5 mars 2018

Depuis mon dernier vol le 30 janvier la météo ne nous a laissé aucun répit pour envisager un possibilité de voler, l’eau qui rend la piste impraticable, la neige ensuite puis le vent et enfin un froid polaire.

Bref depuis plus d’un mois ma question était où en suis-je?

De plus j’ai acheté une nouvelle caméra et je voulais la tester en condition de vol. Cette caméra une Garmin VIRB XE (avant dernier modèle de la marque) a deux spécificités qu’il me tardait de tester.

Pour vous en donner une petite idée voici un petit extrait vidéo suivi d’une copie d’écran de mon de BaseCamp  logiciel de Garmin pour faire des itinéraires ou des tracés à partir de relevé GPS. Sans le son juste pour la vidéo.

Copie d’écran de base Camp qui retrace le parcours enregistré par la caméra

 

Cela semble être assez efficace, l’autre particularité de la caméra est son angle de prise de vue plus restreint que les équivalents GoPro mais qui ne déforment pas les perspectives et les lignes droites!

Certes le montage demande un peu plus de travail pour intégrer les écrans des capteurs, mais cela se fait en tâche de fond de l’ordi.

Voilà pour la partie audio-visuel, ha si l’audio a fonctionné cette fois-ci, j’ai installé une appli plus simple et par conséquent plus rapide à activer et à désactiver.

Revenons donc à la question essentielle dans le cadre d’un compte-rendu de formation au pendulaire: ai-je perdu beaucoup avec cette attente de plus d’un mois?

Hé bien pour le dire vite non, enfin pas trop je ne me suis pas trouvé dépaysé et des réflexes sont réapparus que j’avais eu du mal à acquérir il ya quelques mois de cela.

Le seul petit point si ne n’est noir un peu gris foncé est la fin de mon atterrissage mon poussée de barre toujours aussi timide mais là l’arrêt des vols n’y ai pour rien.

Content de revoler surtout que la météo nous a gratifié d’un peu de soleil et d’une température très agréable.

 

Formation pendulaire: 38ème vol

Vol 38, 30 janvier 10h30

Météo à l’identique de celle d’hier avec moins de vent si cela était possible, en tout cas la manche à air pend lamentablement enroulée sur son mât.

Comme la piste est toujours saturée d’eau, on ne décolle qu’une fois et on essaie de se poser qu’une fois aussi!! Donc pas de tour de piste décollage/atterrissage aujourd’hui encore.

Alors dans la saga audio-visuelle du jour, cam 1 et 2 OK, orientation AV et AR OK, démarrage synchro son OK enregistrement OK, mais, car il y a bien sur un mais, mais donc, sur mon appli à la fin il faut valider l’enregistrement et pas simplement l’arrêter! Donc le fichier n’a pas été sauvegardé!! D’où image sans commentaire encore une fois désolé.

J’espère avoir tout bon avant la fin 2018 j’y travaille d’arrache pied!

Première conséquence j’ai viré l’appli pour en prendre une plus simple avec une touche marche arrêt et basta!

Revenons à nos moutons!

Pierre-Jean me dit que nous allons aller vers la Saône faire des essais de “grande vitesse”. Il est vrai que le Skypper sur lequel nous volons est équipée d’une aile Bionix², que les spécialistes connaissent. Elle a la particularité de pouvoir modifier sa configuration en vol au moyen d’une manivelle qui agit sur la géométrie des ailes.

Cela permet de pouvoir voler à une vitesse plus élevé sans avoir d’effort à faire sur la barre.

Mais avant cela il me fait faire un autre genre d’exercice, je vais tenir la barre que d’une main, droite et gauche alternativement, pour piloter le pendulaire! Le but de l’exercice est de me faire sentir que je peux contrôler la machine sans effort excessif et sans gestes brusques juste par pression. Lignes droites et virages sont exécutés d’une main! Effectivement cet exercice “m’oblige” à  mieux gérer l’effort de la main plus en pression soutenue qu’en force!

Nous survolons la Saône dont la crue a visiblement pris de l’ampleur depuis la dernière fois. Les champs inondés ou saturés d’eau sont de plus en plus loin des berges normales. Nous montons a 2000 pieds et PJ me fait tester le décrochage sur cette aile, de fait il est plus brusque que sur la ifun16 mais se récupère dès qu’on relâche la barre.

Retour vers le terrain et essai de grande vitesse.

Comme je l’ai dit plus haut cette machine est équipée d’une aile qui peut modifier en vol sa géométrie. Mais sur notre machine il y a aussi les poignées de double commande qui en gênent un peu le maniement donc PJ va jouer de la manivelle et Alain de la barre, Jules et Léon n’étant pas là il n’y aura pas ni violon ni accordéon désolé M. Bécaud!

Hé bien la machine accélère sans que j’ai à tirer sur la barre, juste a augmenter les gaz, 110, 120 et 160 au maxi au lieu des 80/90 de vitesse de croisière habituelle! J’aime autant vous dire qu’à 160 on en prend plein la…… figure je ne volerais pas 2h comme ça, la machine non plus, l’indicateur de consommation passe à plus de 20l/h alors qu’auparavant nous étions à 7/8l. Et encore devant je suis relativement protégé par un pare-brise, mais derrière le passager est surélevé et lui prend tout le vent sans en perdre un km/h!

Je lève le pied et Pierre-Jean renroule la manivelle, la vitesse redescend à 120 km/h la consommation à 10/12l/h, le vent relatif est beaucoup moins présent et à cette vitesse on peut croiser sans trop de problème au cas ou le besoin s’en ferait sentir ( vent de face, navigation monotone, etc..).

On traverse la Saône et ses lacs comme ça et ensuite en vue du terrain on remet l’aile en configuration de base 80/90km/h consommation 7/8l/h

Vertical terrain on va faire des simulations d’atterrissage de précision comme hier. Je crois que je ne m’en suis pas trop mal sorti.

Puis bien sur la panne juste en vent arrière, faible altitude, je suis arrivé à revenir sur la piste sans perdre trop de hauteur et pouvoir ensuite prendre de la vitesse. Re finale de précision puis un tour de piste pour atterrissage final.

Deuxième attero que je fait sans à-coups ni points durs!
Direction le parking et le débriefing habituel!