Formation pendulaire: 43ème vol

Vol 43, 3 avril 2018

Mardi la météo est presque idéale vu du sol, certes le ciel est encore gris mais la température est de saison et le vent au sol est quasi nul.

Ce matin je vais voler avec Samir, Pierre-Jean ayant pris un peu de vacances méritées. Nous allons reprendre  la leçon commencée avec Pierre-Jean sur l’approche basse hauteur au moteur.

Samir me demande ce que je pense de la situation météo locale, pour moi elle me semble bonne pas ou presque pas de vent, la manche à air indique un vent de sud mais elle est verticale, un plafond élevé, pas de nuages menaçants. Samir m’explique qu’à cette période de l’année, ici sur un petit périmètre peut exister un phénomène particulier. Au sol et sur une altitude à déterminer se forme une “bulle” avec une pression plus élevé empêchant les hautes couches de descendre au sol, ce phénomène s’estompe au fur et à mesure du réchauffement et les couches finissent par atteindre le sol.

Au-dessus du sol le vent souffle nous ne savons à quelle altitude le cisaillement est mais au fur et à mesure de la matinée elle va baisser et le vent va atteindre les basses couches.

Samir m’explique qu’en fait l’expression “le vent se lève” devrait plutôt être “le vent descend”.

Donc nous allons monter  vers 2500 pieds voir ou le cisaillement se produit, puis je reviendrais faire une prise de terrain en S (PTS) en descendant bas pour faire une approche au moteur pour viser un poser des roues après le premier tiers de la piste.

Pour la montée pas de problème particulier sauf que au fur et à mesure de nos décollage le cisaillement descend effectivement passant au premier vol de 2200 Ft environ à des turbulences sensibles en approche.

Pour les décollages j’ai tendance à embarquer systématiquement sur la gauche avec cette machine, est-ce du à mon inexpérience du moteur, à un positionnement différents des palonniers par rapport à l’ancien Skypper je ne saurais dire, en tout cas quand j’accélère au décollage j’ai du mal à compenser avec le gauche pour garder un cap rectiligne.

Mais il est vrai que le changement de machine avec le moteur 4 temps à perturber mes habitudes et j’ai énormément de mal à gérer les gaz du Rotax 912 alors que j’avais acquis une certaine routine avec le 2 temps Rotax  582.

Ce constat je vais le faire tout au long du vol, dès qu’il s’agit d’avoir des régimes intermédiaires, aussi bien  pour être en palier ou en montée un tendance “ON” “OFF” alors lorsqu’il fallu gérer l’approche basse altitude au moteur cela a été totalement anarchique, résultat aucune approche correctement effectuée. Je ne me sens pas à l’aise avec ce moteur, je n’arrive pas à gérer les gaz souplement. De plus l’aile plus performante m’amène à des vitesses trop élevées pour les atterrissages bref je ne suis pas à l’aise!

D’ailleurs j’ai eu du mal à rédiger ce compte-rendu car pas facile à analyser le vol que j’ai fait avec à la fois des sentiments de progrès certains dans des phases de vol et d’autres ou j’avais l’impression de ne plus rien maîtriser.

Du coup je suis un peu sur l’expectative il faut que je réfléchisse comment je vais avancer si je me sens pas à l’aise avec ce moteur. Et quelque ce soit mon instructeur je ne suis pas arrivé à “comprendre” le moteur est donc être serein.

Dans toute formation il y a une phase de décompression.