Formation pendulaire: 36ème vol

Vol 36, 27 janvier 2018 14h30

Deux vols seulement en janvier le 8 et aujourd’hui le 36ème!

La météo a été exécrable comme un peu partout en France avec de la pluie en abondance, au point que lors des rares jours sans eau la piste était tellement détrempée qu’elle en était impraticable!

Donc après plusieurs rendez-vous annulés, j’arrive à Pizay en début d’après midi sans trop me faire d’illusions , certes il ne pleut pas mais la piste doit être très imprégnée et je crains qu’elle ne soit pas utilisable encore!

Bon de toute façon ce sera l’occasion de saluer l’équipe de Pizay Mélanie, Samir et Pierre-Jean!

Je gare ma voiture, sur le parking devant les hangars il y a un pendulaire sorti, tiens volerait-on aujourd’hui? Je vois Pierre-Jean qui me confirme que nous allons voler mais vu l’état de la piste on ne fera pas de tours de piste il vaut mieux éviter de labourer l’herbe trop fréquemment! Pourquoi cela ne me cause-t-il pas de déception de savoir cela? Mystère!!

Skypper, Rotax 100cv, aile Bionix, chariot caréné

PJ m’informe que nous allons changer de machine, le Skypper sur lequel nous volions a été vendu en attendant la réception d’une machine neuve, nous allons utiliser pour ce vol et les prochains l’autre Skypper avec moteur Rotax 912 de 100cv et l’aile Bionix, il est en outre équipé du carénage, d’un parachute et d’un tableau de bord genre tablette améliorée! Le Top du Skypper en fait. Donc il va falloir que je m’habitue à d’autres sensations, d’autres repères notamment, régime moteur et température moteur, instrumentations, vitesse et maniabilité et aussi intégrer dans ma visite prévol des contrôles requis sur un 4 temps 4 cylindres à plat, PJ me fait faire le tour pour me montrer les points de différences entre les deux machines et j’effectue ma prévol dans la foulée!

Le temps est gris, vraiment très gris, en venant j’ai noté que les nuages touchent les sommets du Beaujolais, donc côté Ouest plafond  3000 pieds au mieux, sur l’Est il semble plus élevé, température élevé pour la saison 10°C, vent nul, les sarments de vignes qui brûlent, nous sommes en pleine période de la taille des vignes, indiquent un très léger vent nord et la manche à air,elle, indique absence totale de vent! La masse nuageuse compacte ne me permet pas de déceler la direction et la force du vent en altitude on verra donc cela après le décollage selon la dérive constatée (ou pas) mis pas de déplacement visible des nuages du sol.

J’installe mes caméras, qui fonctionneront, même si la caméra 2, vue arrière, n’est pas très bien cadrée, il faudra que je pense à vérifier le cadrage, l’idéal serait de trouver une caméra action avec un angle de champ plus serré que les 170° habituel, la caméra 1, vue avant, elle est correctement positionnée. Par contre je vais encore rater l’enregistrement sonore je ne suis pas encore habitué à mon logiciel d’enregistrement sur mon smartphone car je veux un fichier de type wav et pas aac comme me le sort l’appli standard de mon smartphone, mais il faut que je prenne le temps de mieux la lancer. Désolé, donc images sans son, sauf doublage musical, mais c’est moins intéressant je le sais bien!

Bon, allez on s’installe à bord, le carénage complique un peu les choses et surtout change les habitudes prises, m’enfin, comme dirait Gaston Lagaffe, je suis assis, le réglage des pédales est pile poil à la longueur de mes jambes plus que sur l’ancienne machine. Procédure de démarrage est assez similaire aux Rotax deux temps, sauf que là le starter tient mieux tout seul et que le moteur démarre rapidement. Bon j’allume l’instrumentation c’est comme une grande tablette avec les instruments repris sur l’écran, personnellement je n’ai pas été convaincu par le système, instruments et indications trop petits, trop d’infos concentrées en seul endroit et encore je n’ai utilisé qu’une partie des fonctions possibles. Seul avantages par rapport à l’ancienne machine la barre ne me cache pas les infos en vol.

Par contre je dois m’habituer à des régimes moteur différents et surtout à un bruit différend. L’altimètre est tout petit et les chiffres aussi. bref pas convaincu par ce type d’instrumentation sans doute l’âge et la presbytie!

Allez on y va, on accède à la piste par un chemin sur la gauche du parking légèrement empierré qui nous évite l’herbe saturée d’eau. Dans l’axe, gaz décollage, vu la piste qui nous retenait littéralement au sol le décollage m’a semblé long, enfin en l’air.

Déjà l’aile n’est pas la même et je dois m’y habituer, ensuite je constate qu’elle tire à gauche, je me dis la dérive ou bien c’est moi je n’ai pas l’habitude et j’ai du mal à rester sur l’axe de piste en montée. On s’oriente vers la Saône. PJ me demande de lâcher la barre et effectivement l’aile nous déporte sur la gauche et je dois exercer une légère pression constante sur la barre pour maintenir un cap. Évidemment je l’oublie au bout d’un moment et surtout en sortie de virage, ou je suis embarqué à gauche.

La Saône a largement débordé de son lit habituel.

Nous survolons la Saône qui a largement débordée de son lit envahissant tous les champs avoisinants réduisant d’autant nos possibilités de vaches potentielles. PJ me laisse libre de mon cheminement. Compte-tenu de la situation je vais traverser la Saône là ou il y a le moins d’eau possible en prévoyant derrière moi un champ, au cas ou, juste au-delà des lignes à Haute Tension existantes des deux côtés de la berge. J’essaie aussi d’éviter le survol des gros villages et des parties boisées trop étendues! Bref aujourd’hui la ligne droite n’est pas à l’honneur dans mes déplacements, je vais d’espace possible en espace moins improbable. Évidemment je sais que Pierre-Jean va me faire le coup de la panne au moment le moins évident, donc je m’y prépare.

Dessous le camping de Thoissey totalement submergé.

Hé bien sur la panne juste au-dessus de la traversée de la Saône, faible altitude, moins de 2000 pieds QFH soit environ moins de 1500 pieds sol. J’ai du mal à lire ce foutu altimètre, donc je suis plus à l’estime qu’autre chose!! Je me dirige vers le champ que j’avais repéré, encore un peu haut mais je conserve ce choix car des champs vachables y en a pas bézef aujourd’hui. Donc un peu de S pour perdre de l’altitude, mise dans l’axe et prise de vitesse. Ho p….n il accélère très fort ce Skypper, le sol arrive vite mais je suis un poil long je remets les gaz. Je me suis fait avoir par le changement de machine pas du tout les mêmes sensations en terme de vitesse de taux de chute et d’effort sur la barre, en plus il m’embarque à gauche dès que je le laisse au neutre!

Nous reprenons de l’altitude à peu prés 2000 pieds retour vers la rivière et nouvelle panne, bon là j’ai un peu compris il me faut mieux gérer ma hauteur par rapport au champ mais la vitesse prise me surprend encore malgré tout! Mais l’approche est meilleure, et même si je suis un poil long, si j’avais fini la manœuvre nous nous serions quand même posé en sécurité même si nous aurions certainement buté contre le fossé mais à vitesse quasi nulle en fin de course, dixit PJ. Ensuite cheminement en sécurité sur une destination fixée, en évitant champs inondés, lignes électriques , bois trop dense, villages, etc..

Retour au bercail.

PJ me demande de simuler un atterrissage de précision sans se poser, évitons de creuser la piste!

Nous ferons deux simulations puis l’atterrissage ensuite.

Première impeccable, point de convergence l’entrée de piste je descends (vite je trouve) vers l’entrée de piste , puis remise des gaz, là je pense à corriger le déport à gauche pour rester dans l’axe. Deuxième simu même objectif entrée de piste. Ce coup ci je suis un peu haut (foutu altimètre) donc prise de vitesse un poil plus importante, le point de convergence reste bon mais la vitesse est plus grande, si j’avais du me poser vraiment, l’aile aurait restituée de l’énergie accumulée et je me serais posé plus long que la première fois m’explique PJ.

Allez on repart pour le complet cette fois ci, point de convergence le croisement du taxiway menant au parking et de la piste. Précision correcte, le point de convergence réel est celui visé! Je maintien la machine pour l’empêcher de descendre et on se pose! PJ me dit pas de frein!! Mais je ne freine absolument pas, en fait la piste gorgée d’eau nous ralentit comme sur un porte avion, je ne touche à rien ni frein ni direction je laisse le pendulaire s’arrêtait seul et sur une très courte distance. Une belle trace de roues, nous suit que nous découvrons en faisant demi tour, effectivement je n’étais pas pile poil en milieu de piste e donc sur le côté le sol est complètement saturé d’eau qui ne se voit pas mais dés que tu roules dessus de belles giclées apparaissent!

Belles gerbes d’eau restituées par la piste saturée

Retour au parking et debriefing. Deuxième vol de 2018. Conclusion je me sens bien à l’aise mais je dois maintenant m’habituer à la nouvelle machine, nouveau moteur et nouvelle aile!

3 réflexions au sujet de « Formation pendulaire: 36ème vol »

  1. A mon avis, le plus délicat quand tu passes du 582 au 912, c’est qu’ils ne tournent pas dans le même sens.
    Donc, au lever des roues, le couple est inversé et tu es entrainé du coté où tu avais l’habitude de corriger, et donc, tu accentues le déport!
    Après, c’est une question d’habitude….
    Beaux vols

  2. Merci de l’info, effectivement PJ m’en avait parlé, de plus ce matin l’aile tirait à gauche donc j’avais des problèmes de stabilité de vol à régler.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *