Formation pendulaire : 23ème vol

16 octobre 2017 à 10h30

Le temps est encore au beau malgré un voile de brume. Arrivé sur le terrain je vois la manche à air bien formée qui indique un vent venant du sud-ouest et assez présent (la manche indique 15 nœuds de vent).

La visibilité n’est pas optimale, un voile de brume masque l’horizon, la visibilité est quand même bonne on distingue les monts au-dessus de Fleurie, par contre le plafond n’est pas stable, des nuages bas passent par banc, poussés par un vent en altitude qui semble plus fort qu’au sol.

Pierre-Jean me demande mon avis, si je devais voler seul aujourd’hui je ne partirais pas tout de suite, le vent du sud-ouest amène des nuages qui semblent plus compacts que ceux qui nous survolent maintenant, je ne voudrais pas me retrouver sans visibilité sol!

PJ me montre que le vent en altitude pousse les nuages et que la visibilité et le plafond devrait être suffisant pour nous. On fait un tour de piste et si nous estimons, comme la dernière fois, que les choses peuvent s’aggraver on se pose et direction parking. OK pour moi.

Donc on décolle en 16, on remonte la piste en taxiway, le Storch est déjà en bout de piste prêt au décollage, nous serons deux élèves-pilotes en tour de piste, un sur 3 axes et moi sur le Skypper.

Je m’aligne en bout de piste, accélération à fond, le pendulaire prend de la vitesse et décolle je tire la barre pour mon palier de vitesse. Surprise ça chahute pas mal, rien à voir avec les jours précédents, Pierre-Jean me dira, après, que sur une échelle de 10 indiquant un vol serein nous étions à 4. N’empêche je suis surpris et lors de la montée le chariot est bien balloté, j’essaie de ne pas me figer et je laisse faire dans des limites qui me semblent acceptables, je réagis seulement quand j’estime que l’embardée est trop forte pour ma ligne de vol!
La question étant justement le seuil de mon estimation, suis-je optimiste ou pessimiste, autrement dit est-ce que je le laisse faire ou bien est-ce que j’interviens encore trop tôt!
Ça ce sera la question pour après, une fois au sol, pour l’instant j’essaie de garder l’axe de montée et de virer vers ma vent arrière, le pendulaire lui ne veut pas, mais c’est qui le chef non mais des fois!!! Pour l’instant il semble que cela lui et pas moi!
Enfin il daigne obéir et on vire, nous nous retrouvons vent 3/4 arrière assez fort, du coup à la hauteur de l’entrée de piste je suis haut! Je vire quand même et je me retrouve vent de 3/4 avant qui me sort de l’axe de descente je dois compenser, je tire sur la barre pour la prise de vitesse, mais le vent faiblit d’un coup et pfou la machine descend plus vite que prévue! Mauvais réflexe j’arrondis un peu trop haut et le posé n’est pas ce qu’on appelle un kiss ou alors façon horde sauvage! Mais comme dit Pierre-Jean “posé pas cassé on y retourne”.

Redécollage là je sais à quoi m’attendre et je ne me laisse pas surprendre par le chahut des turbulences. On grimpe et PJ me fait monter en virage vers l’est. Et passé les 2000 pieds tout se calme nous sommes au-dessus du plafond marqué par quelques petits nuages épars qui restent au-dessus du terrain ils ne masquent pas le sol et le Skypper ne bouge plus.

On monte à 3000 pieds et retour à la verticale du terrain, je sais qu’il y a un avion dans le circuit, je fais attention donc, mais il n’est pas là. Je laisse le moteur tout réduit et nous redescendons vers la piste et de nouveau nous sommes chahutés par les turbulences, la manche à air au sol a forci. Le vent est toujours dans la même direction donc posé en 16! Là je ne me laisse pas piégé comme la première fois j’essaie de tenir compte de la dérive due au vent ( je n’y arriverais que partiellement), je tire la barre plus nettement et prend de la vitesse, je vais attendre un peu plus pour l’arrondi, voilà et le vent faiblit d’un coup ,et pffoou posé dur encore une fois!

Allez roulage jusqu’au parking et debriefing, PJ mettra l’accent sur le fait de laisser vivre l’aile je suis encore, parfois, trop contracté encore. Il soulignera aussi le fait d’essayer de prendre toutes les infos possibles en vol pour préparer les atterrissages, essayer de comprendre le gradient, la variation du vent, ne pas oublier de vérifier entre le début et la fin de la vent arrière le vent peut avoir changé comme ce fut le cas aujourd’hui! Voilà j’en suis à 11h43mn de vol!

 

 

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