Formation pendulaire: 22éme vol

Vol 22: 13 octobre 2017, 09h00

Comme la dernière fois le temps est franchement brumeux et par endroit, sur la route pour rejoindre l’aérodrome, carrément du brouillard !

Je suis le premier sur le terrain il est vrai que je suis un peu en avance sur mon rendez-vous. Je distingue tout juste la manche à air et les hangars ont disparu !

Cela va mettre “un certain temps “1 à se lever pour nous permettre de faire juste 3 tours de piste avant que la brume revienne sur le terrain interrompant nos vols.

Donc aujourd’hui, ho surprise, nous allons faire des tours de piste! Mais, en fait, cet exercice est absolument indispensable. Il est impératif que je maitrise ces phases de vol pour être en total sérénité par la suite. La fin de ce vol prouvera que l’on doit être prêt à tout dés que l’on a décollé et surtout pas se maintenir dans une routine qui peut s’avérer dangereuse. Mais j’anticipe le compte-rendu de mon vol.

Nous sommes deux appareils dans le circuit ce matin, voire trois puisqu’un pendulaire va évoluer aussi. Juste avant notre départ nous discutons un peu entre élèves de pendulaire et de 3 axes en attendant que la brume daigne nous laisser le champ libre. Un pendulaire monoplace, un Pixel XC, vient se poser il arrive de l’ouest. Il n’a pas eu de brume durant son vol,  c’est seulement  en arrivant qu’il en a vu près de notre terrain. Il repart avant que le ciel ne se voile trop pour lui.

Pour nous les choses semblent s’arranger le voile brumeux se déchire la visibilité horizontale devient correcte partout sauf à l’est ou elle est restreinte à moins de 5km! Mais pour des tours de piste cela doit pouvoir le faire.

Moteur, point d’arrêt, contrôle A.C.H.E.V.E.R. , on va décoller de la 16 la brume à main gauche au loin apparemment.

Allez accélération pied droit à fond, je pousse la barre en butée, le Skypper décolle je ramène la barre vers moi et maintien mon palier de vitesse sur les 3/4 de la longueur de la piste (500m à Pizay). Puis je laisse la barre revenir au neutre, régime moteur 6000t/mn, montée jusqu’à 1400 pieds QNH (altitude par rapport au niveau de la mer) et je vire à gauche, après avoir vérifié qu’il n’y a personne dans mes 3/4 arrières.

Et là on découvre un magnifique spectacle. Une mini mer de nuage stagne sous nos ailes, éclairée par un soleil rayonnant d’été indien. Spectacle magnifique certes mais ces bandes de brumes, peu épaisses, cachent quand même le sol et elles se trouvent très près de notre terrain, il faut surveiller leur progression pour réagir avant que nous ne puissions plus nous poser à Pizay.

Bon c’est pas tout mais je suis là, entre autres, pour apprendre à me poser, je continue ma vent arrière, mais un peu trop loin du terrain et pas assez haut du coup lorsque je vire pour ma finale je suis un peu bas et je ne peux pas prendre de vitesse comme il aurait fallu, conséquence ma prise de terrain sera un poil ferme.

Moralité, je dois être à la bonne hauteur et à la bonne distance de la piste pour pouvoir assurer une prise de vitesse qui me garantira à la fois ma marge de sécurité en cas de panne et un posé plus en douceur grâce à la vitesse acquise.

Deuxième décollage et atterrissage, celui-ci sera mieux, altitude mieux respecté, prise de vitesse possible mais je ne suis pas vraiment dans l’axe, avec un pendulaire cela passe mais ce n’est pas très clean comme atterrissage.

Troisième décollage, mieux que le précédent, palier de vitesse mieux maitrisé par contre en montant la brume a envahi l’horizon et je me retrouve sans repères et complétement déporté par rapport à l’axe de piste.

On découvre que la brume c’est épaissie et à dériver en bordure du terrain, là il faut se poser sans attendre.

Ma vent arrière du coup sera pas trop mal, bonne altitude, mise dans l’axe assez correcte et la finale assez réussie, je suis pas mécontent là. Le posé se fera en douceur et je laisse rouler jusqu’au parking, le 3 axes nous suit et pour lui la brume a commencé à envahir le fond de la piste, l’interruption des vols devenaient une prudente nécessité!

Débriefing:

Pierre-Jean procède au débriefing classique après chaque vol! J’en suis à 11h30.
Mon appréciation personnelle il me semble que je maitrise mieux la phase de décollage et son palier de vitesse même si j’ai parfois tendance à tirer un peu trop vite, lors du 2éme déco, j’ai fait retoucher les roues, mais je n’ai pas “paniqué” et juste relâcher un peu la barre puis tirer de nouveau.

Les atterrissages et la vent arrière, les deux sont intimement liées si je rate la vent arrière le posé ne sera pas dans les règles de l’art. Je dois acquérir l’estimation d’altitude et de distance par rapport à la piste quand je m’y tiens à peu près tout se passe assez bien.

1- Pour parodier une phrase célèbre de Fernand Raynaud que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.