Formation pendulaire: 18ème vol

Vol 18 : 26 septembre 2017, 17h00

Le lendemain ma leçon est à 17h00.

J’arrive avec un peu d’avance, pas un pet de vent et personne sur le terrain, à part un propriétaire de Giro qui prépare son appareil. Cela n’a pas l’air si simple que ça, il doit sortir l’escabeau pour vérifier le rotor et la cinématique des pâles ! Bref temps idéal sans personne dans le circuit !

Pierre-Jean me dit aujourd’hui on poursuit les exercices de panne mais cette fois : panne moteur dans le circuit ! Oups déjà qu’au décollage je ne suis pas au top avec le moteur !

De plus c’est Pierre-jean qui va gérer le moteur pas moi ! Donc comme en vrai la surprise sera complète. La veille Pierre-Jean me disait panne et je levais le pied , je manœuvrais pour aller vers le terrain de secours que j’avais identifié pendant le vol « normal ». Ce simple fait d’entendre le mot, puis de gérer la séquence me donnait un peu de temps de marge, je savais que j’étais en panne la surprise était atténuée par le fait que je devais tout gérer en simulation.

Là situation est totalement différente, PJ gère accélérateur et il coupe à tout moment sans prévenir ! Donc je dois en déduire, tiens le moteur tourne au ralenti, je suis en panne je dois me poser mais cela peut survenir au décollage, en tour de piste, en intégration ou à l’atterrissage et je dois donc réagir au bruit du moteur qui brutalement se coupe ! Sans prévenir comme une panne quoi ! Ha oui la leçon s’appelle « gestion de la panne moteur en circuit de piste ». Il y a deux différences avec une vraie panne, tout d’abord je sais que je vais « tomber en panne » donc je suis attentif au régime moteur plus qu’à la normale, ensuite le moteur n’est pas en panne vraiment ni stoppé juste au ralenti et donc nous pouvons repartir en cas de nécessité ! Mais je suis quand même très proche d’une situation réelle.

Donc me voilà en bout de piste pour décoller en « 34 », déjà que mes paliers de prise de vitesse c’est pas encore ça si PJ me coupe le moteur au départ cela va être rock and roll !

C’est lui qui gère les gaz donc je lève bien la pointe du pied droit et me concentre sur la gestion du trapèze. Prêt Go !

La machine accélère je pousse la barre, elle décolle, je ramène un peu et pouf plus de gaz je laisse la machine redescendre en lui refusant le sol on se pose en fin de piste. Il a plu un peu plut tôt dans l’après-midi l’herbe est un peu humide donc j’évite de freiner comme un mort bien que la fin de piste approche mais je sais que j’ai une marge confortable avec une « hors-piste » roulable sans problème. Mais néanmoins je vais essayer de rester dans la piste donc je vais freiner comme en moto qui n’aurait pas d’ABS pas pression et relâchement successif sur le frein et ça marche je me suis arrêté juste en fin de piste.

Vu l’absence total de vent PJ me dit remet toi dans l’axe on décolle en 16.

Allez c’est reparti, PJ gère le moteur moi le trapèze !

Décollage, comme d’hab mon palier de vitesse est à demi raté, le Skypper monte et …..panne, là je suis plus haut que précédemment et pas possible de se poser sur la piste, j’ai dépassé le seuil, pas question de faire demi tour pas assez de vitesse, ni de hauteur, donc droit devant, il y a un champ pile poil en face donc je me prépare au posé sur ce champ, prise de vitesse barre tirée et nous nous approchons, PJ remet les gaz.

On remonte, allez virage à gauche pour prendre la branche vent arrière et là rebelote panne.

La piste est en vue donc je vais y aller direct mais je suis haut donc je décide de faire une PTS pour perdre de l’altitude tout en restant en vue de la piste. Je vise le milieu de piste pour le poser. Ça le fait pas trop mal un peu long, sans doute j’aurai pu perdre un peu plus de hauteur avant d’engager ma descente !

On remonte la piste pour repartir en 34. Accélération, le palier de vitesse pas top mais il existe. La machine monte et comme à l’instant panne hors piste, là rien en face à part des vignes pas l’idéal pour un atterrissage de secours. PJ me dit à gauche un champ possible, je regarde et je confonds avec un autre du coup Pierre-Jean remet les gaz et je me laisse un peu embarquer par le pendulaire dans le virage plus que je ne devrais. Je rectifie et on remonte vers la branche vent arrière comme si nous nous posions en 34. Mais nous allons simuler une intégration, donc je passe en vertical terrain, je vérifie la manche à air toujours aussi plate et personne dans le circuit l’autogire est toujours au parking ! Et bien sur panne !!

Donc je prends l’option de me poser sur la piste en 34. Je suis pas bien dans l’axe, mon virage pas assez serré, mais tant pis je joue le jeu je reste comme je suis et me pose sans trop de secousses. Demi-tour on repart en 16 !

Et là palier de vitesse pas terrible et bien sur coupure moteur, je me repose sur la piste et laisse rouler en donnant des coups de freins pour éviter de glisser et de dépasser la piste.

Je suis toujours bloqué sur ce palier de vitesse que j’exécute mal ou trop vite, PJ me dit laisse tomber la gestuelle regarde le fond de piste et une fois décollé gère ton altitude comme en vol !

OK on va essayer ! Et ce coup-ci ça marche pas trop mal, la machine décolle je la maintiens près du sol puis je la laisse monter. Mise en palier et branche vent arrière vers un attéro en 34 ! Tiens pas de panne ? PJ est-il encore à bord ?

A la hauteur de l’entrée de piste coupure moteur, ha il est encore là ouf !

Bon là je vire vers la piste, un peu plus dans l’axe que la fois précédente mais pas encore ça non plus, je laisse le pendulaire descendre et je lui refuse le sol mais posé un peu brusque je tape le sol !

Bon c’est tout pour aujourd’hui Pierre-Jean me dit allez direction parking ! Il m’indique aussi que sur cet atterrissage il m’a laissé totalement faire sans mettre les mains j’ai fait un atterrissage qui, selon les normes anglaises, est parfait.

En Angleterre si la machine peut repartir après un posé l’atterrissage est parfait, si le pilote peut sortir seul de la machine l’atterrissage est bon !


Voilà quels enseignements pour moi ?

Cela m’a mis en confiance car comme je ne suis pas ua top (c’est le moins que l’on puisse dire) sur les phases cruciales que sont les départs et les arrivées de voir que je peux gérer la panne dans ces moments là sans risque de casse rassure et donne confiance !

La vidéo elle est beaucoup plus longue que les autres, j’ai laissé volontairement la séquence complète et le son d’origine, puisque j’ai du piloter au “son” pour détecter une panne imprévue!!

3 réflexions au sujet de « Formation pendulaire: 18ème vol »

  1. Oulala ! Mon Algo… Change de machine, elle toute pourrite celle-là !!! Elle tombe tout le temps en panne. Il faut un bon entretien moteur, boudiou !!! ^^

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