Formation pendulaire : 16éme vol

Mardi 5 septembre 2017 10h00

Rendez vous pris à 10h00 je suis sur le terrain 20 mn avant histoire de ne pas être juste là pour voler mais faire un peu partie du décor quoi!
Un Skypper orange se prépare à partir.
Samir est en vol avec un élève sur un 3 axes Storch, j’ai donc un peu de temps, je laisse le skypper s’envoler et je vais faire la pré-vol, rien à dire sauf qu’il faudra remettre un peu d’essence le niveau me semble bas même pour des tours de piste.

Samir se pose, débriefing avec son élève.

Et briefing avec moi sur la leçon du jour.
Pas de surprise des tours de piste mais………. sur des autres pistes! Aujourd’hui on part se poser sur deux autres pistes de l’autre côté de la Saône, dans l’Ain.

Je vais sortir de l’environnement qui me devenait familier pour aller me poser et décoller de terrains inconnus. Le fait d’aller voir un peu plus loin est sympa et tester d’autres terrains devrait me faire progresser. On verra bien.

Bon déjà décollage de Pizay!
En bout de piste, face à la 34, plein gaz et barre au taquet la machine décolle je ramène la barre légèrement en arrière et contrôle sa montée pour la prise de vitesse et tout ça dans l’axe. Certes pas un pet de vent ni l’ombre d’une turbulence mais je suis pas mécontent sur ce décollage! On verra par la suite que tous les décollages ne se ressemblent pas! Mais chaque chose en son temps pour l’instant je suis en l’air, régime de palier, direction est vers l’Ain.

On remonte la Saône vers le Nord en direction de Crèches, un peu avant Samir m’amène sur un grand champ, tout en longueur, qui longe la rivière, pour reprendre la leçon d’hier sur le passage en très basse altitude.
Rappel du principe:
Maintenir le pendulaire à basse hauteur en prenant de la vitesse et en l’empêchant de remonter, actions sur les commandes tirer sur la barre pour la vitesse et le maintien en tangage et gestion des gaz pour le maintenir à la bonne hauteur.

Premier champ pas terrible je n’arrive pas à coordonner barre et gaz. qu’à cela ne tienne il y a une 2ème champ tout aussi long et plat que le précédent Samir me dit je gère les gaz occupe toi du tangage maintien le à une hauteur constante! Bon un peu mieux mais je n’ai qu’une commande à gérer. je sens que je vais avoir du boulot sur ce point là, coordination des commandes!

Bon on remonte direction Est vers la piste de Gilbert.
Gilbert est un agriculteur de la Bresse qui c’est fait une piste de 300m qui arrive dans sa cour!
Oui dans sa cour, s’il n’y avait pas eu ses énormes engins agricoles nous aurions pu nous arrêter devant sa porte! Gilbert nous accueille ainsi que sa chienne visiblement habitué à ce genre de visites qui nous fait la fête. Gilbert nous offre le café et on parle un peu ULM bien sur!

Gilbert attache sa chienne car celle-ci dès qu’elle entend le bruit d’un moteur à fond court au fond de la piste regarder le décollage, sans danger parait-il, mais un peu étonnant et pour moi qui vais décoller pour la 1ère fois de chez lui il évite de me laisser surprendre par l’habitude canine.

Le terrain est assez long 300m mais étroit et bordé par des arbres et une route, un pylône relais téléphone est à mi distance sur le côté droit. en bout de piste une rangée d’arbres perpendiculaire.
Bon allons-y, en plus la piste est en légère montée et le vent est quasi absent, nous décollerons Sud. Le décollage se déroulera assez bien, encore un problème avec mon palier de vitesse mais rien de comparable avec l’autre jour!

On monte à 2 500 pieds et Samir me fait faire des exercices de prise de vitesse à altitude constante. Je m’aligne sur la voie TGV et tire sur la barre pour prendre de la vitesse tout en accélérant pour empêcher la machine de descendre? Ça c’est la théorie ma mise en pratique est beaucoup moins limpide, je tire bien sur la barre mais n’accélère pas forcément au bon moment et avec l’ampleur nécessaire, de plus en tirant la barre j’ai une tendance à bloquer mes épaules et donc a perdre de la souplesse dans la gestion du roulis. Je le ressens mais cela devient instinctif faut que j’y pense pour me relâcher. Cela est beaucoup moins perceptible aux allures normales barre au neutre et régime de palier.

Deuxième posé sur un terrain que je découvre. (Chaneins je l’ai repéré par la suite).


Alors là pour trouver la piste faut la connaitre, même dessus j’ai eu du mal à identifier la piste, plus courte que la précédente sans doute autour de 200m, assez large malgré tout mais en pente!
La branche vent arrière longe une ligne à haute tension, genre d’obstacles que j’apprends à identifier en vol car peu présent autour de Pizay. Et du ciel ces ligne sont difficilement perceptibles. Du coup je me dis je vais devoir les passer au décollage!

Mon approche est un peu approximative car j’ai du mal à identifier la piste qui n’est pas balisée, je me pose un peu dur et roule jusqu’aux hangars fermés, personne! Allez on repart.

L’absence total de vent nous permet de faire demi-tour pour redécoller face aux lignes que j’ai survolé à l’instant! La piste est bombée je ne vois pas le bout d’où je suis, ni les pylônes d’ailleurs, en plus elle est en léger dévers!

Conséquence pour moi je perds un peu mes repères et je vais décoller l’aile penchée sur la gauche, évidemment la machine m’embarque à gauche au décollage je peine à la ramener dans l’axe je fait mon palier de vitesse un peu en travers de la piste puis je laisse monter. Samir me l’a fait remarquer avant de partir mais je n’ai pas entendu ou pas compris totalement pris par mon complexe du décollage.

Bref nous montons cap sur Belleville cette fois-ci, nouvel exercice de prise de vitesse avec maintien en palier cette fois-ci en va essayer d’aller encore un peu plus vite, donc tirer plus la barre en arrière et un régime moteur supérieur à la fois précédente? Ce coup ci je m’en tire pas trop mal et sans (trop) regarder les instruments!

Et c’est là que la batterie de la caméra décide de se reposer vu que j’avais oublié de la couper lors de notre étape café chez Gilbert ou elle a tourné presque une 1/2 heure pour rien! Sinon pour le reste elle a bien fonctionné je suis en train de faire le montage.

Arrivée vertical du terrain à 3 000 pieds, Samir me fait mettre le moteur au ralenti puis une fois la température moteur un peu redescendue je coupe le moteur et nous allons nous poser moteur coupé.

Dans mon approche je serais trop loin du terrain et donc sans ressources au cas ou une forte turbulence ou une rafale de vent viendrait perturber mon vol sans moteur. je vais donc me mettre en finale pour me poser puisque j’ai “mangé” ma marge de sécurité en m’éloignant trop. Je me pose court mais en entrée de piste et direction parking, et debriefing avec Samir.

Bon j’en suis à un peu plus de 10h de vol, je dois acquérir des automatismes et me “débloquer” les bras trop rigides sur les commandes. Samir trouve que j’intellectualise trop mes actions elles doivent devenir plus automatiques pour concentrer des moyens cerveau sur le vol et la gestion des aléas éventuels!

La semaine prochaine je suis absent donc repos de vol, reprise dans une petite quinzaine! Cela devrait me permettre de décanter ce que j’ai déjà appris!vidéo (1ère partie)

Comme la caméra a fonctionne je mets la vidéo (première partie)

Et la 2ème partie

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