Formation pendulaire: 6ème Vol

Samedi 15 juillet 17h30
Bon c’est clair il n’y a pas à y revenir je suis maudit ! Je suis maudit avec cette caméra…..
Pardon ? Comment ? J’ai déjà utilisé cette introduction, ha bon, possible, mais je confirme.
Il n’y a pas à y revenir je suis maudit avec cette cam, aujourd’hui samedi 15 juillet je décide d’allumer la cam une fois en place, de vérifier qu’elle fonctionne correctement et DE LA LAISSER ALLUME jusqu’à l’atterrissage. Mais !!!! Car il y a un mais, bon je vous raconte depuis le début.
Donc ce samedi 15 juillet 2017 j’avais rendez-vous à 15h30 pour un cours, qui n’a pas eu lieu car trop peu de présents (moi en l’occurrence). Du coup je me balade dans le hangar, il fait beau, température agréable mais un fort vent qui tourne entre Est et Nord, la manche donne une vitesse d’au moins 30 nœuds soit plus de 60km/h avec des rafales assez fortes. Mon vol, prévu à 17h30, paraît compromis. Donc je vais rentrer chez moi, PJ m’appelant pour me confirmer, ou pas, le rendez-vous.
17h52 : appel de PJ on va voler
18:12 : je gare ma voiture devant la terrasse
Mais le vent ne c’est pas affaibli, PJ me dit va donc faire la visite pré-vol de notre machine habituelle un Skypper avec aile iFun sans carénage ! Samir est en vol d’essai pour réception d’une Bionix X2 avec son propriétaire. Nous attendons son retour pour avoir son sentiment sur les conditions de vol en altitude.
Pendant ce temps je fait la visite pré-vol aile, chariot, moteur, (voir les épisodes précédents!) puis j’installe ma cam sur la barre, je fait quelques vues d’ensemble et de détails du pendulaire dans l’idée de les utiliser comme plan de coupe éventuels. Je vérifie que tout a bien marché et je me dis laisse donc tourner on décolle d’ici 20mn ou bien le vol est annulé donc cela sera bien suffisant, la batterie est chargée.
Oui mais après le retour de Samir le vent ne se calme pas, il semble même forcir par instant. Bref PJ pense plus judicieux d’attendre un peu, Samir estime que c’est volable mais plutôt utiliser un des Skypper équipé d’une Bionix X2 plus à même de supporter une grosse tabasse éventuelle. Changement de machine je démonte ma cam la remonte sur le nouveau pendulaire mais je la laisse allumée.
Préparatif, casque, blouson, connaissance avec les particularités de cette machine, parachute, carénage, instruments de bord numérique, installation à bord démarrage OK et……….je constaterais une fois chez moi que la caméra a parfaitement fonctionnée jusqu’à ce moment là ou la batterie épuisée a cessé ,elle, de fonctionner !
Maudit je suis !!!
Bon voilà faut que je m’y fasse, que je l’admette, la vidéo c’est pas mon truc ! Mais la photo en tenant la barre ce n’est pas trop envisageable non plus ! On va essayer de faire mieux la prochaine fois et vu les résultats précédents ce ne sera pas très difficile au moins dans ce domaine !
Donc je viens de mettre le contact (la caméra elle en profite pour couper le sien discrètement sans rien me dire) et le vent souffle fort en travers, PJ me dit allez amène la machine à l’entrée de la 34 et on y va.
Après l’arrêt obligatoire en entrée de piste et l’ «A.C.H.E.V.E.R.» je me présente en début de piste 34 face au nord avec un vent de travers plein Est ! Oups déjà que mon dernier décollage je n’avais pas réussi à garder l’axe de la piste une fois en l’air, là ça va être sportif ! Bon allons-y j’accélère franchement mais progressivement, barre en avant et là en moins de temps qu’il ne faut pour le dire nous sommes en l’air je maintiens la machine dans l’axe un peu en crabe forcément et je la laisse monter en maintenant sa trajectoire, je ne suis pas mécontent par rapport à la fois précédente, certes mon palier d’accélération n’est pas parfait loin de là, PJ a bien remis la machine sur son plan mais ça avance ! Arrivé à 2500 pieds direction la Saône plein Est et le vent lui en altitude est Nord-Est donc il faut que je vise mon point d’arrivée potentiel en tenant compte de la dérive du vent d’où le choix d’un autre point de repère sur lequel je cale le nez de l’aéronef pour « glisser » sur une ligne fictive en direction de mon objectif ! C’est en fait la leçon du jour objectif et dérive et « le tour du château »  en condition de fort vent. PJ m’invite à utiliser l’accélérateur à main, je l’enfonce lentement jusqu’à rencontrer un point « dur » et je lève le pied ! Ho miracle le moteur continue à tourner à son régime de palier sans effort, sympa ce système moi qui ne suis pas encore totalement à l’aise avec l’accélérateur au pied.
Allez revenons à notre exercice du jour. Au début je vise mon objectif qui glisse devant moi sur ma gauche inexorablement, ha oui pourtant je le sais en théorie, je viens de le voir il n’y a pas 10mn sur un coin de table avec un croquis fait par PJ. Bon il faut que je trouve mon point virtuel pour aller droit sur mon point réel au bout de quelques tâtonnements j’y arrive à peu prés !
Quand dans la radio PJ me fait changer d’objectif au lieu d’aller vers cette colline à l’Est on va suivre la route entre St Didier/Chalaronne et Neuville-les-Dames route bien droite, allez je me cale dessus, évidemment tout ce que je venais de comprendre à l’étape précédente vient de repartir en fumée dans mes neurones, et je mets le nez de la machine sur l’axe de la route et bien sur je la vois glisser sur ma gauche et je ne réagis pas ou très mal, il faut que PJ me mette la machine nez au nord-est pour qu’enfin mon neurone libre vienne faire la connexion et que je RE comprenne ce que j’avais compris 1/4 heure avant !!!!!
Allez demi-tour direction le terrain et là nous nous retrouvons vent arrière et le sol défile nettement plus vite, PJ me dit:” tu vois l’étang sur ta gauche ?” – “Oui !” – “Hé bien c’est le « château » que tu dois me faire visiter pour que je puisse faire de belles photos souvenirs”.

OK, virage à gauche évidemment trop prés de l’étang, je le survole, raté ! Je reprends ma route initiale et je recommence virage face au vent sur la gauche, faible inclinaison pour les photos du passager (sic) dés que l’appareil a fait 1/4 de tour le vent venant de ma gauche le déporte à l’extérieur je dois donc compenser cette dérive pour essayer de rester à la même distance et même inclinaison, vaille que vaille à coup de petits virages et de courtes ligne droite je me maintiens à peu près, 2ème 1/4 de virage alors là face au vent la machine ralenti par rapport au sol et longe l’étang lentement et je me dis attention au 3ème 1/4 de tour, là tu vas avoir le vent sur ta droite qui va te ramener sur l’étang il faut donc que je prolonge mon passage vent debout au-delà de ce qui serait nécessaire sans vent et mon virage devra être assez plat pour ne pas embarquer sous le vent ! Et youpi je reste au large de l’étang et en le gardant sous visibilité bien qu’encore trop près à mon goût.

Pendant tout ce temps le vent n’a pas molli et les turbulences sont très présentes parfois de grands coups nous inclinent d’un côté à l’autre, la barre ne reste pas en place, je la laisse bouger tant que je sens que la machine reste sur le cap choisit, parfois elle embarque sous l’effet d’une ascendance ou l’aile se lève brutalement ( en planeur j’aurai, au contraire, pris le virage dans le sens de l’aile haute pour intégrer la pompe) mais j’ai encore du mal avec l’inertie de la machine, je corrige trop ou j’arrête le mouvement trop tard, m’obligeant à des sur-corrections inutiles ! Bref encore à voir de ce côté là !

PJ trouve que l’on a assez joué dans un temps limite volable pour un débutant et me dit on rentre direction le terrain. Cap à l’Ouest le soleil en face limite la visibilité. J’essaie de me repérer, le pont de Thoissey, OK ; L’autoroute, OK ; la N6 (ex N6) ,OK ; le rond-point, le terrain doit être dans l’axe ,OK.
Voilà j’ai vu les hangars, et je me prépare au survol de la piste, le vent continue à nous déporter et il varie en force et direction ! Vertical terrain la manche est à 90° de la piste plein Ouest « oups » un attero vent de travers jamais fait et là le vent est fort avec des rafales. Bon déjà je rate ma branche vent arrière trop prés de la piste je dois m’en éloigner, par contre mon virage pour me mettre dans l’axe pas trop mal et PJ prend les commandes car l’attero c’est vraiment sportif (de mon point de vue de néophyte) vent de travers tournant et au dernier moment PJ a remis la machine dans l’axe et j’ai repris les commandes au pied pour revenir au parking !
Coupure contact, radio, débrelage, débriefing.
En sortant de l’appareil je croise Olivier de nouveau là pour le week-end !
PJ m’indique que j’en suis à 3h et 42 mn de vol.
Bilan je suis de plus en plus heureux en l’air et je me fait vraiment plaisir même aujourd’hui ou ça bougeait pas mal quand même !
Bon je ne vais pas vous mettre 1h30 de vidéo ou l’on ne voit que le hangar et ou seul la barre bouge sous l’effet du vent. Vous allez y échapper petits veinards !

Juste quelques images sauvées du naufrage en souvenirs

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