Formation pendulaire: 4ème Vol

Samedi 8 juillet 8h30

La semaine a été caniculaire et météo-France continue à mettre la Saône-et-Loire en zone orange Canicule. Hier au soir il faisait lourd orageux même.

Ce matin 7h30 il fait beau, température encore agréable, 24°C pas de vent ni de nuages hummm le vol devrait être très agréable !

J’arrive au terrain en avance !

Samir est là on discute un peu, Pierre-Jean me propose un café. Ils me demandent d’aller faire la visite pré-vol sur le Skypper rouge, celui de mes deux premiers vols.

Antoine, le fils de Samir, va superviser ma visite pré-vol. Je commence par l’aile, puis le chariot, il me montre quelques points que je n’ai pas regardé d’assez près, le câble de sécurité, vérifier que les frottements ne l’ont pas trop endommagés, voir aussi la clef de blocage que sa position ne vienne pas trop gêner le câble. Les carénages de roues faire plus attention aux vis de fixation, sur le moteur partir du circuit essence et suivre les fluides. J’ai réussi la visite disons à 80 %. Mais ce n’est que la 2ème que je fait quasiment seul !

Après la visite j’installe la caméra qui, comme la fois précédente marchera à l’envers, je crois la démarrer alors que je l’arrête, le fait que je l’installe dans son boîtier étanche et que je doive utiliser les boutons externes doit y être pour quelque chose, il faut que je trouve une installation différente pour mieux contrôler les actions des boutons sur le fonctionnement, tout en assurant la sécurité de l’installation à bord. A revoir !

Aujourd’hui je vais voler avec Pierre-Jean comme instructeur, ce sera mon 2ème vol avec lui.

Il me demande de procéder seul au phase de démarrage du moteur ! OK….

Contact circuit, radio allumé, démarreur actionné, maintien du régime moteur au-delà des 2000 t/mn pour la faire chauffer et sortir de la zone des vibrations ! Je maintiens à l’accélérateur au pied droit le régime, tout en freinant de la pointe du pied gauche enfoncée.

J’amène la machine en entrée de piste, dernière vérifications, débattements des commandes, vérification des attaches casques pilote, radio, regard sur le circuit pour s’assurer qu’aucun avion, pendulaire ni paramoteur n’est dans le circuit, Pierre-Jean annonce nos intentions à la radio pour les éventuelles machines pouvant être dans le circuit. Puis il me dit va-s-y rentre sur la piste va au bout sur la 16 aligne toi et décolle !! Ouah mon premier décollage en pendulaire !

Il me rappelle les manœuvres à faire, se mettre dans l’axe, régime moteur progressivement à fond, barre en avant, dés que les roues ont quitté le sol barre au neutre, moteur maintenu régime maxi, prise de vitesse et montée dans l’axe de la piste une fois arrivé à l’altitude de sécurité virage pour dégager l’axe de piste puis régime normal de montée ou de palier selon le choix. Oui bon théoriquement c’est clair pratiquement c’est une autre paire de manches !

Allons-y !

J’accélère à fond et maintien la pointe de mon pied droit enfoncée sur le palonnier, barre en avant en butée sur le tube avant, la machine accélère je dois aussi la maintenir dans l’axe au sol avec la roue avant en agissant avec les talons sur les palonniers sans freiner, évidemment, ni arrêter d’accélérer, bien sur ! Cela se passe pas trop mal au début la machine prend de la vitesse je sens la roue avant se lever, puis le train principal quitte le sol mais alors là j’ai du mal à garder le Skypper dans l’axe de la piste Pierre-Jean doit venir à ma rescousse pour rétablir l’axe ! Bon c’est le premier décollage normal que cela se sente, faut maintenant comprendre ce que j’ai fait pour éviter de recommencer, cela devra se faire en enchaînant attéro et décollage ! Nous voila en l’air je reprends les commandes, air calme température à cette hauteur agréable ! Ciel dégagé, ha non, un paramoteur devant au-dessus de nous, faut que je ne le perde pas de vue. On prend direction Nord au-dessus de la Saône, montée 2000 pieds, régime au-delà 6000 t/mn, faut que je mémorise le bruit pour pouvoir l’effectuer sans l’aide du compte-tour, là je cale le régime environ sur le compte-tours et je le quitte des yeux et j’essaierai de ne plus le regarder jusqu’à l’altitude demandée.

Voilà nous ys sommes 2000 pieds, je laisse le moteur redescendre à 5000 t/mn environ pour maintenir la machine en palier ! Bon je progresse j’arrive a maintenir les régimes moteurs sans trop de difficultés ni faire le yo-yo, je maintiens le cap en air calme avec deux doigts sur la barre Juste de temps en temps ramener la machine sur son cap. Je regarde autour de moi pour vérifier que le paramoteur n’est pas dans mon environnement immédiat. Toujours mon problème de mesurer l’inertie de la machine, j’ai tendance à sortir un peu trop tard des virages, en sous estimant l’inertie du pendulaire !

Allez on va faire un décrochage me dit Pierre-Jean !

Méthode, on laisse le régime moteur baisser au mini sans brusquerie, on pousse régulièrement sans précipitation la barre à fond en avant à toucher la barre de renfort, la voilure décroche et doit faire une abattée dans l’axe, a ce moment on ramène la barre vers soi pour redonner de la « vitesse » et reprendre de la portance ! Allons-y !

Je lève le pied le moteur descend et la machine ralenti, je pousse la barre, trop brusquement au début et l’aile décroche un peu « brutalement » pour un pendulaire, mais rien à voir avec mes souvenirs en planeur ou l’abattée était franche et ou le planeur piquait vraiment du nez le sol se présentant de face, ici rien de tout ça mais je sens la barre se durcir, la machine prendre de la descente, je relâche la barre et laisse le pendulaire reprendre de la portance et de la vitesse, je redresse et ré accélère !  Bon c’est pas extra faut que je travaille cette séquence, on recommence et cette fois-ci l’aile gauche décroche la première je dois corriger l’angle de portance et le roulis ! Je sen que je vais devoir retravailler cette phase de vol.

On enchaîne par la mise en vitesse maximale du pendulaire, là aussi je devrais m’y reprendre à plusieurs fois avant de comprendre le fonctionnement de la séquence. Accélération maxi, tirer la barre pour éviter de la prise d’altitude et convertir la puissance moteur en vitesse, oups la barre devient dure à maintenir en tangage et en roulis ! Le GPS indique 101km/k sol au lieu des 80 normaux ! Mais rester longtemps à cette vitesse est vite fatigant et la consommation augmente dans des proportions qui, justement ne le sont pas avec la vitesse. On relâche l’accélérateur pour revenir en palier à une vitesse permettant un pilotage serein sans effort !

Allez direction le terrain, bon OK mais ou est-il ce terrain, je suis sur la Saône, je me place au-dessus de l’autoroute, je survole Romanèche, je vois la nationale (ex-nationale pardon) St Jean, le terrain de doit pas être bien loin, mais là je ne le distingue pas, ne pas chercher la piste car comment la différencier des autre près et champs environnants ? Trouver les hangars ! Ça y est VU !

Passage verticale terrain 2000 pieds, Pierre-jean me dit coupe le moteur, on perd de l’altitude et je me dirige vers la prise de terrain branche vent arrière piste à main gauche , on va atterrir sur la même piste que le décollage la 16. Virage à gauche, attention le paramoteur est juste au dessus à notre droite ! Encore un virage ou je ressors trop tard, Pierre-Jean me dit allez à toi pose la machine ! Oups !

Dans le vol il y a deux moments ou il ne faut pas faire d’erreurs car le rattrapage est problématique, le décollage et encore plus l’atterrissage, deux moments ou l’altitude ne permet pas d’envisager des manœuvres d’évitement et ou la vitesse peut être trop limite ! Donc allons-y, je mets la machine dans l’axe et je prends de la vitesse en augmentant la pente de descente, moteur arrêté, le sol approche je pousse la barre pour le lui refuser tout en étant le plus près possible, et hop la portance disparaît les roues touchent le sol et de nouveau je dois le guider au palonnier sur la roue avant. Le posé moteur coupé c’est simplement génial j’adore cela me rappelle mes attéros en planeur le sifflement du vent dans les haubans qui t’indiquait ta vitesse et ton équilibre dans la masse d’air !

On roule sur l’inertie, je redémarre le moteur et Pierre-Jean me dit allez remets toi en bout de piste on va refaire un tour de piste, c’est-à-dire un décollage suivie d’une branche vent arrière et un atterrissage !

C’est reparti, décollage, toujours pas mieux que le premier de plus je me laisse embarquer en montée hors de l’axe de la piste, branche vent arrière, il y a toujours le paramoteur dans les environs, virage pour se mettre dans l’axe là un peu mieux question gestion de l’inertie, moteur au ralenti, je laisse la machine venir au sol et je le lui refuse, posé des roues bon c’est mon 2ème atterrissage mais pas encore ça ! Roulage jusqu’au parking arrêt, frein, contact coupé, OK !

Voilà mon 4éme vol est fini, débriefing avec Pierre-Jean j’essaie d’analyser mes problèmes et y remédier. Bon y a du boulot mais j’en suis qu’au début alors tout va bien je VOLE !

Prochain vol jeudi matin !

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