Formation pendulaire: 8ème vol

Samedi 29 juillet 2017 18h30

Cette semaine deux vols prévus lundi soir et vendredi matin ont du être annulé le temps ne permettant pas un apprentissage efficace pour un débutant comme moi.

Ce soir dernier rendez vous avant une semaine de vacances pour moi qui va m’éloigner du terrain 8 jours!
Arrivé à 18h15 mais la météo n’est pas extra il y a encore des turbulences assez fortes pour mon niveau d’élève-pilote. PJ me propose de décaler notre vol vers 19h00 pas de souci pour ma part.
J’en profite pour faire la visite pré-vol et installer ma caméra. Cette fois-ci je vais l’installer de façon que le point de vue soit sous la barre du trapèze et non pas au-dessus pour espérer avoir des plans plus larges du paysage qui défile sous nous!
Rassurez-vous tout a bien fonctionné mais pour la vidéo, étant loin de mon ordinateur durant la prochaine semaine le montage se fera à mon retour. Patience!!

En ce qui concerne mon apprentissage nous avons attaqué une série de tour de piste, mais PJ a préféré l’interrompre à mi parcours le vent se renforçant de façon inhabituelle à ce moment de la journée et empêchant tout espérance de progrès pédagogique de ma part!
Donc mon vol aujourd’hui sera fait de 3 tours de piste.

Quel bilan je peux en faire?
Bon je progresse sur le maintien de l’axe de piste au décollage et la gestion de l’accélérateur au pied. Par contre j’ai encore du mal à apprécier le palier de prise de vitesse que j’écourte trop ou au contraire que je fait trop durer.
La montée et le virage pour venir sur la branche vent arrière j’arrive à m’en sortir sans trop balader la machine. Il me semble que je maitrise mieux le virage et le maintien de l’inclinaison de l’aile! Je suis aussi plus souple pour laisser le pendulaire bouger seul sans me crisper sur la barre. Encore des progrès à faire sur la “mesure” de l’inertie.
La branche vent arrière là c’est pas terrible, je n’ai pas encore bien pris mes repères au sol pour être parallèle à la piste, sur les 3 fois aucune ne sera vraiment correcte en terme de cap.
Prise de terrain, un atout je n’ai pas de stress sur cette phase de vol, par contre je suis trop en entrée de piste et le dernier vol je poserais les roues juste avant la balise! je n’ai pas encore intégré la finesse du Skypper et je suis trop long ou trop court.

Bon je ne suis pas trop mécontent malgré les faiblesses, forcément il y a encore du taf mais ça rentre!!

La vidéo

Formation pendulaire : 7ème vol

Vendredi 21 juillet 8h00

Enfin l’envoûtement de ma caméra a cessé (provisoirement???) j’ai pu filmé mes 40mn de vol de ce matin sans interruption !! Hourra !! Foin de modestie j’ai filmé mon vol dans son entier et vous aurez (bientôt j’espère) une petite vidéo à vous mettre sous les yeux !

Alors aujourd’hui j’avais rendez-vous à 8h00 au terrain, le temps est plus frais que les jours précédents et cela n’est pas un mal. Le ciel assez dégagé et peu de vent, voire pas du tout, ça me changera un peu !

En arrivant j’ai vu au loin une montgolfière, se dirigeant vers Villié-Morgon, PJ me confirme c’est Samir qui est parti ce matin pour un vol, l’aérostat semble vouloir revenir vers l’aérodrome mais il n’y parviendra pas, lors de notre retour au parking Samir sera attablé avec ses amis autour d’un copieux petit-déjeuner !!

Bon alors aujourd’hui Pierre-Jean m’explique que nous allons faire des tours de pistes ! Cela tombe bien je pense que justement ce sont ces phases que je maîtrise le moins ! Il me rappelle les consignes :

– se mettre en bout de piste
– se mettre dans l’axe au sol
– accélérer franchement mais sans brutalité
– garder l’axe au sol
– dès le décollage faire un palier d’accélération
– régime de montée en gardant l’axe de la piste !

Ensuite une fois atteint l’altitude de 1400/1500 pieds :

– prendre la branche vent arrière
– arriver à la hauteur de l’entrée de piste
– laisser le moteur réduit (au ralenti pied levé)
– ne pas perdre la piste des yeux
– se mettre dans l’axe de la piste
– prendre de la vitesse
– viser point d’impact
– refuser le sol à la machine et la laisser se poser

Allons-y donc passons à la pratique :

C’est là que l’on mesure tout ce qui sépare la théorie de la pratique, la réalité !!!

Si, j’arrive à maîtriser la prise de vitesse au sol pas trop mal en gardant la machine dans l’axe, une fois décollé j’ai plus de difficultés à faire le palier d’accélération j’en fait trop ou pas assez et à garder l’axe de la piste en montée !

Ensuite la branche vent arrière, je n’arrive pas à m’y installer correctement et à y m’y maintenir ! Je n’ai pas encore complètement assimilé la prise de repères au sol et le maintien du cap tout en laissant la machine voler.

PJ me montrera plusieurs fois comment faire, et même en me faisant lâcher les commandes pour me démontrer par la pratique que le Skypper vole seul quasiment dans son cap, il ne nécessite que quelques corrections pour le ramener quand un coup de vent ou une petite turbulence le bouscule un peu trop.

On va faire 4 ou 5 tours de piste, j’ai un peu perdu le compte une fois en l’air !

J’arriverais à maîtriser un peu mieux la montée dans l’axe, les derniers virages dans l’axe eux seront toujours assez moyens. Pour ce qui est de la branche vent arrière je ne serais jamais très bon à chaque fois je n’arriverais pas vraiment à être ni parallèle à la piste ni à la bonne distance ! Mais je ne serais jamais non plus très mauvais, on se console comme on peut n’est-ce-pas !

Les vidéos sont assez claires sur les décollages et atterrissages, moins parlantes (si j’ose dire) pour la branche vent arrière car il faut connaître un peu les lieux pour mesurer les écarts !

Mais malgré tout je prends énormément de plaisir à voler, et PJ est très pédagogue et d’une patience à toute épreuve !

Allez demain un nouveau vol est prévu si la météo se montre conciliante !

Place aux images pour une fois qu’il y en a !!

Formation pendulaire: 6ème Vol

Samedi 15 juillet 17h30
Bon c’est clair il n’y a pas à y revenir je suis maudit ! Je suis maudit avec cette caméra…..
Pardon ? Comment ? J’ai déjà utilisé cette introduction, ha bon, possible, mais je confirme.
Il n’y a pas à y revenir je suis maudit avec cette cam, aujourd’hui samedi 15 juillet je décide d’allumer la cam une fois en place, de vérifier qu’elle fonctionne correctement et DE LA LAISSER ALLUME jusqu’à l’atterrissage. Mais !!!! Car il y a un mais, bon je vous raconte depuis le début.
Donc ce samedi 15 juillet 2017 j’avais rendez-vous à 15h30 pour un cours, qui n’a pas eu lieu car trop peu de présents (moi en l’occurrence). Du coup je me balade dans le hangar, il fait beau, température agréable mais un fort vent qui tourne entre Est et Nord, la manche donne une vitesse d’au moins 30 nœuds soit plus de 60km/h avec des rafales assez fortes. Mon vol, prévu à 17h30, paraît compromis. Donc je vais rentrer chez moi, PJ m’appelant pour me confirmer, ou pas, le rendez-vous.
17h52 : appel de PJ on va voler
18:12 : je gare ma voiture devant la terrasse
Mais le vent ne c’est pas affaibli, PJ me dit va donc faire la visite pré-vol de notre machine habituelle un Skypper avec aile iFun sans carénage ! Samir est en vol d’essai pour réception d’une Bionix X2 avec son propriétaire. Nous attendons son retour pour avoir son sentiment sur les conditions de vol en altitude.
Pendant ce temps je fait la visite pré-vol aile, chariot, moteur, (voir les épisodes précédents!) puis j’installe ma cam sur la barre, je fait quelques vues d’ensemble et de détails du pendulaire dans l’idée de les utiliser comme plan de coupe éventuels. Je vérifie que tout a bien marché et je me dis laisse donc tourner on décolle d’ici 20mn ou bien le vol est annulé donc cela sera bien suffisant, la batterie est chargée.
Oui mais après le retour de Samir le vent ne se calme pas, il semble même forcir par instant. Bref PJ pense plus judicieux d’attendre un peu, Samir estime que c’est volable mais plutôt utiliser un des Skypper équipé d’une Bionix X2 plus à même de supporter une grosse tabasse éventuelle. Changement de machine je démonte ma cam la remonte sur le nouveau pendulaire mais je la laisse allumée.
Préparatif, casque, blouson, connaissance avec les particularités de cette machine, parachute, carénage, instruments de bord numérique, installation à bord démarrage OK et……….je constaterais une fois chez moi que la caméra a parfaitement fonctionnée jusqu’à ce moment là ou la batterie épuisée a cessé ,elle, de fonctionner !
Maudit je suis !!!
Bon voilà faut que je m’y fasse, que je l’admette, la vidéo c’est pas mon truc ! Mais la photo en tenant la barre ce n’est pas trop envisageable non plus ! On va essayer de faire mieux la prochaine fois et vu les résultats précédents ce ne sera pas très difficile au moins dans ce domaine !
Donc je viens de mettre le contact (la caméra elle en profite pour couper le sien discrètement sans rien me dire) et le vent souffle fort en travers, PJ me dit allez amène la machine à l’entrée de la 34 et on y va.
Après l’arrêt obligatoire en entrée de piste et l’ «A.C.H.E.V.E.R.» je me présente en début de piste 34 face au nord avec un vent de travers plein Est ! Oups déjà que mon dernier décollage je n’avais pas réussi à garder l’axe de la piste une fois en l’air, là ça va être sportif ! Bon allons-y j’accélère franchement mais progressivement, barre en avant et là en moins de temps qu’il ne faut pour le dire nous sommes en l’air je maintiens la machine dans l’axe un peu en crabe forcément et je la laisse monter en maintenant sa trajectoire, je ne suis pas mécontent par rapport à la fois précédente, certes mon palier d’accélération n’est pas parfait loin de là, PJ a bien remis la machine sur son plan mais ça avance ! Arrivé à 2500 pieds direction la Saône plein Est et le vent lui en altitude est Nord-Est donc il faut que je vise mon point d’arrivée potentiel en tenant compte de la dérive du vent d’où le choix d’un autre point de repère sur lequel je cale le nez de l’aéronef pour « glisser » sur une ligne fictive en direction de mon objectif ! C’est en fait la leçon du jour objectif et dérive et « le tour du château »  en condition de fort vent. PJ m’invite à utiliser l’accélérateur à main, je l’enfonce lentement jusqu’à rencontrer un point « dur » et je lève le pied ! Ho miracle le moteur continue à tourner à son régime de palier sans effort, sympa ce système moi qui ne suis pas encore totalement à l’aise avec l’accélérateur au pied.
Allez revenons à notre exercice du jour. Au début je vise mon objectif qui glisse devant moi sur ma gauche inexorablement, ha oui pourtant je le sais en théorie, je viens de le voir il n’y a pas 10mn sur un coin de table avec un croquis fait par PJ. Bon il faut que je trouve mon point virtuel pour aller droit sur mon point réel au bout de quelques tâtonnements j’y arrive à peu prés !
Quand dans la radio PJ me fait changer d’objectif au lieu d’aller vers cette colline à l’Est on va suivre la route entre St Didier/Chalaronne et Neuville-les-Dames route bien droite, allez je me cale dessus, évidemment tout ce que je venais de comprendre à l’étape précédente vient de repartir en fumée dans mes neurones, et je mets le nez de la machine sur l’axe de la route et bien sur je la vois glisser sur ma gauche et je ne réagis pas ou très mal, il faut que PJ me mette la machine nez au nord-est pour qu’enfin mon neurone libre vienne faire la connexion et que je RE comprenne ce que j’avais compris 1/4 heure avant !!!!!
Allez demi-tour direction le terrain et là nous nous retrouvons vent arrière et le sol défile nettement plus vite, PJ me dit:” tu vois l’étang sur ta gauche ?” – “Oui !” – “Hé bien c’est le « château » que tu dois me faire visiter pour que je puisse faire de belles photos souvenirs”.

OK, virage à gauche évidemment trop prés de l’étang, je le survole, raté ! Je reprends ma route initiale et je recommence virage face au vent sur la gauche, faible inclinaison pour les photos du passager (sic) dés que l’appareil a fait 1/4 de tour le vent venant de ma gauche le déporte à l’extérieur je dois donc compenser cette dérive pour essayer de rester à la même distance et même inclinaison, vaille que vaille à coup de petits virages et de courtes ligne droite je me maintiens à peu près, 2ème 1/4 de virage alors là face au vent la machine ralenti par rapport au sol et longe l’étang lentement et je me dis attention au 3ème 1/4 de tour, là tu vas avoir le vent sur ta droite qui va te ramener sur l’étang il faut donc que je prolonge mon passage vent debout au-delà de ce qui serait nécessaire sans vent et mon virage devra être assez plat pour ne pas embarquer sous le vent ! Et youpi je reste au large de l’étang et en le gardant sous visibilité bien qu’encore trop près à mon goût.

Pendant tout ce temps le vent n’a pas molli et les turbulences sont très présentes parfois de grands coups nous inclinent d’un côté à l’autre, la barre ne reste pas en place, je la laisse bouger tant que je sens que la machine reste sur le cap choisit, parfois elle embarque sous l’effet d’une ascendance ou l’aile se lève brutalement ( en planeur j’aurai, au contraire, pris le virage dans le sens de l’aile haute pour intégrer la pompe) mais j’ai encore du mal avec l’inertie de la machine, je corrige trop ou j’arrête le mouvement trop tard, m’obligeant à des sur-corrections inutiles ! Bref encore à voir de ce côté là !

PJ trouve que l’on a assez joué dans un temps limite volable pour un débutant et me dit on rentre direction le terrain. Cap à l’Ouest le soleil en face limite la visibilité. J’essaie de me repérer, le pont de Thoissey, OK ; L’autoroute, OK ; la N6 (ex N6) ,OK ; le rond-point, le terrain doit être dans l’axe ,OK.
Voilà j’ai vu les hangars, et je me prépare au survol de la piste, le vent continue à nous déporter et il varie en force et direction ! Vertical terrain la manche est à 90° de la piste plein Ouest « oups » un attero vent de travers jamais fait et là le vent est fort avec des rafales. Bon déjà je rate ma branche vent arrière trop prés de la piste je dois m’en éloigner, par contre mon virage pour me mettre dans l’axe pas trop mal et PJ prend les commandes car l’attero c’est vraiment sportif (de mon point de vue de néophyte) vent de travers tournant et au dernier moment PJ a remis la machine dans l’axe et j’ai repris les commandes au pied pour revenir au parking !
Coupure contact, radio, débrelage, débriefing.
En sortant de l’appareil je croise Olivier de nouveau là pour le week-end !
PJ m’indique que j’en suis à 3h et 42 mn de vol.
Bilan je suis de plus en plus heureux en l’air et je me fait vraiment plaisir même aujourd’hui ou ça bougeait pas mal quand même !
Bon je ne vais pas vous mettre 1h30 de vidéo ou l’on ne voit que le hangar et ou seul la barre bouge sous l’effet du vent. Vous allez y échapper petits veinards !

Juste quelques images sauvées du naufrage en souvenirs

Formation pendulaire: 5ème vol

Lundi 10 juillet 10h00
Bon c’est clair il n’y a pas à y revenir je suis maudit ! Je suis maudit avec cette caméra au moment de l’installer sur la barre du trapèze je perds un des petits écrous dans l’herbe, je le vois tomber, je le repère, le temps de poser la caméra sur le siège hé bien….. perdu de vue, au secours Jacques Pradel !! Va falloir que je me fasse désenvoûter de la cam !
Donc vous l’aurez compris pour mon 5ème vol, comme pour les autres (à une exception prêt) pas d’images !
Bien tant pis cela ne m’a pas empêché de voler et d’y prendre énormément de plaisir.
Mon instructeur est comme hier Pierre-Jean !
Je fais la visite pré-vol, cette fois-ci seul avec la machine en tête-à-tête elle et moi ! Alors forcément je suis plus attentif , personne pour me corriger, me signaler un oubli et comme nous allons voler dessus d’ici un quart d’heure faut pas que je laisse passer un quelque chose. Je me remémore ce que mes différents instructeurs m’ont dit et j’y vais, l’aile, son attache, les câbles, les nervures, le bord d’attaque, le bord de fuite, l’accroche à la quille et la sécurité. Ensuite le chariot les commandes au pied, accélérateur, pilote, passager, la direction de la roue avant passager, les attaches de ceinture, fermeture des sacoches, contrôle des amortisseurs avant et latéraux, freins avant, roues arrières, leurs carénages. Puis le GMP, l’hélice, bord d’attaque, vis de fixation, circuit essence, réservoir, niveau, mise à l’air libre, huile moteur, circuit d’eau, contrôle carburateurs et leurs brides et colliers, vérification des capuchons de bougies, vérification visuel des branchements électriques, vérification qu’il n’y est pas de trace de fuite d’huile anormale, fixation du pot d’échappement, sécurité des ressorts de fixation. Voilà j’ai fait le tour je signale à JP que j’ai trouvé les haubans reliant l’aile au trapèze un peu détendu, il regarde non tout va bien je fait de la surprotection !!

Allez on s’installe à bord !
Maintenant je dois me conduire comme le pilote commandant de bord, c’est à dire que je ne dois plus attendre les instructions pour agir, je mets contact radio je vérifie que mon instructeur est en place, je vérifie que personne n’est dans l’axe de la machine, ni devant ni derrière, pas d’objet pouvant être aspiré par l’hélice, fermeture circuit, contact, broum le moteur démarre je maintiens le régime au-delà de 2000 t/mn, frein serré au pied gauche. Aujourd’hui il y a un avion ULM qui va tourner avec nous avec à bord JC comme instructeur et un élève. Donc il faut se partager le circuit sans se gêner et faire attention aux évolutions de l’autre machine !

Les commandes sont efficaces sans gêne, après le départ du 3 axes je m’avance au point d’entrée sur la piste et je m’arrête, dernier contrôle avec la méthode ACHEVER
A : attaches pilote, passager, casque, aucun objet libre à bord,
C : commandes ; débattement normal,
H : Hélice, huile moteur à température,
E : Électricité, instruments alimentés et fonctionnels, contact ; test des allumages 1, 2 et 1+2,
V : vérification instruments et réglage altimètre
E :environnement aucun obstacle ou aéronefs dans le circuit ou sur la piste
R :Radio, allumage (pour l’instant tout théorique je ne m’en sers pas).

Tout est clair, personne, allez je me mets en bout de piste 34, et m’aligne au pied, PJ me dis à toi le décollage, tu te rappelles ce qu’il faut faire, oui : lâcher les freins, accélérer franchement à fond sans précipitation mais sans lambiner non plus, garder la machine au pied dans l’axe sans freiner !! Pousser la barre en avant d’un mouvement continu mais sans brusquerie jusqu’en butée du tube avant, laisser les roues quitter le sol, ramener la barre au neutre, maintenir l’axe de la piste au trapèze, laisser le pendulaire grimper dans l’axe. Se rappeler oui mais le faire c’est une autre paire de manches ! Ce n’est que mon 3ème décollage !

Allons-y, accélération, barre amenée en butée avant, le Skypper s’allège, les roues quittent le sol, je laisse la barre revenir au neutre, montée et là je vois le nez pointer vers le ciel et je commence à pousser la barre, mauvais réflexe repris immédiatement par JP !! Bon action corrigée, je maintiens le régime à 6000 t/mn montée au niveau du tour de piste 1400 pieds, je regarde autour de moi pour repérer le 3 axes qui fait comme moi des tours de piste lui a main gauche, moi à main droite mais la piste, elle, est unique autant ne pas s’y poser ensemble !
Palier à 5000t/mn et JP me demande de prendre la branche vent arrière, virage à droite, atmosphère assez calme dans l’ensemble avec quelques chahuts mais en vent arrière j’arrive à contrôler pas trop mal, bord de piste dépassé, pas d’avion en prise de terrain j’y vais mais je ne réduis pas assez et je perds des yeux la piste je me retrouve sur la gauche vraiment hors de l’axe et à une trop grande hauteur, PJ m’aide a prendre la piste en faisant des S, je me recale dans l’axe je tire pour prendre de la vitesse, arrivé au sol je refuse la piste en poussant la barre, broum posé, les roues en contact, direction au talon, freinage léger au pied gauche, direction le taxiway pour revenir au départ et dégager la piste pour l’avion qui arrive lui aussi faisant les mêmes exercices que moi !
PJ me dit allez on y retourne mais je te laisse tout gérer toi même !
OK OK
Je vérifie que la piste est libre le 3 axes redécolle, je le laisse partir et prendre de la hauteur pour éviter les turbulences qu’il provoque et qui sont très dangereuses au décollage. Voilà il a pris de la hauteur je me mets dans l’axe de suite, et hop j’accélère à fond, barre en avant butée sur le tube, ne pas faire l’inversion de commandes en tangage de tout à l’heure et garder le cap axe de piste en montée ! Pas trop mal je ne suis pas mécontent, bien que la machine m’a encore un peu embarquée sur la gauche de la piste j’arrive à revenir, à peu prés, sur mon objectif et caler mon repère sur l’horizon. Régime de palier à 1400 pieds, je décide de faire ma branche vent arrière, rien derrière moi sur ma droite ni dessous, pas de 3 axes en circuit j’y vais ! Virage correct en tout cas mieux que le précédent, mais sortie trop tardive je n’anticipe pas assez l’inertie. Le 3 axes se présente en plan de descente en entrée de piste 34, je vais allonger ma branche vent arrière pour le laisser poser, repartir ou dégager selon son choix. OK piste dégagée je vire et ne perds pas la piste des yeux, encore un peu haut mais je tire franchement la barre sans excès le Skypper perd de la hauteur et engrange de la vitesse, le sol se rapproche, encore un chouïa voila je pousse lentement mais fermement jusqu’en butée, il se pose roule, un peu de frein, contrôle au pied et on dégage sur le taxiway, un attero pas trop raté. Allez un 3ème, malgré tout je ferais encore une inversion de commande en montée au décollage l’atterrissage étant bien mais moins bon que le 2éme à mon avis !
Retour au parking, coupure moteur, contacts et débriefing !

Formation pendulaire: 4ème Vol

Samedi 8 juillet 8h30

La semaine a été caniculaire et météo-France continue à mettre la Saône-et-Loire en zone orange Canicule. Hier au soir il faisait lourd orageux même.

Ce matin 7h30 il fait beau, température encore agréable, 24°C pas de vent ni de nuages hummm le vol devrait être très agréable !

J’arrive au terrain en avance !

Samir est là on discute un peu, Pierre-Jean me propose un café. Ils me demandent d’aller faire la visite pré-vol sur le Skypper rouge, celui de mes deux premiers vols.

Antoine, le fils de Samir, va superviser ma visite pré-vol. Je commence par l’aile, puis le chariot, il me montre quelques points que je n’ai pas regardé d’assez près, le câble de sécurité, vérifier que les frottements ne l’ont pas trop endommagés, voir aussi la clef de blocage que sa position ne vienne pas trop gêner le câble. Les carénages de roues faire plus attention aux vis de fixation, sur le moteur partir du circuit essence et suivre les fluides. J’ai réussi la visite disons à 80 %. Mais ce n’est que la 2ème que je fait quasiment seul !

Après la visite j’installe la caméra qui, comme la fois précédente marchera à l’envers, je crois la démarrer alors que je l’arrête, le fait que je l’installe dans son boîtier étanche et que je doive utiliser les boutons externes doit y être pour quelque chose, il faut que je trouve une installation différente pour mieux contrôler les actions des boutons sur le fonctionnement, tout en assurant la sécurité de l’installation à bord. A revoir !

Aujourd’hui je vais voler avec Pierre-Jean comme instructeur, ce sera mon 2ème vol avec lui.

Il me demande de procéder seul au phase de démarrage du moteur ! OK….

Contact circuit, radio allumé, démarreur actionné, maintien du régime moteur au-delà des 2000 t/mn pour la faire chauffer et sortir de la zone des vibrations ! Je maintiens à l’accélérateur au pied droit le régime, tout en freinant de la pointe du pied gauche enfoncée.

J’amène la machine en entrée de piste, dernière vérifications, débattements des commandes, vérification des attaches casques pilote, radio, regard sur le circuit pour s’assurer qu’aucun avion, pendulaire ni paramoteur n’est dans le circuit, Pierre-Jean annonce nos intentions à la radio pour les éventuelles machines pouvant être dans le circuit. Puis il me dit va-s-y rentre sur la piste va au bout sur la 16 aligne toi et décolle !! Ouah mon premier décollage en pendulaire !

Il me rappelle les manœuvres à faire, se mettre dans l’axe, régime moteur progressivement à fond, barre en avant, dés que les roues ont quitté le sol barre au neutre, moteur maintenu régime maxi, prise de vitesse et montée dans l’axe de la piste une fois arrivé à l’altitude de sécurité virage pour dégager l’axe de piste puis régime normal de montée ou de palier selon le choix. Oui bon théoriquement c’est clair pratiquement c’est une autre paire de manches !

Allons-y !

J’accélère à fond et maintien la pointe de mon pied droit enfoncée sur le palonnier, barre en avant en butée sur le tube avant, la machine accélère je dois aussi la maintenir dans l’axe au sol avec la roue avant en agissant avec les talons sur les palonniers sans freiner, évidemment, ni arrêter d’accélérer, bien sur ! Cela se passe pas trop mal au début la machine prend de la vitesse je sens la roue avant se lever, puis le train principal quitte le sol mais alors là j’ai du mal à garder le Skypper dans l’axe de la piste Pierre-Jean doit venir à ma rescousse pour rétablir l’axe ! Bon c’est le premier décollage normal que cela se sente, faut maintenant comprendre ce que j’ai fait pour éviter de recommencer, cela devra se faire en enchaînant attéro et décollage ! Nous voila en l’air je reprends les commandes, air calme température à cette hauteur agréable ! Ciel dégagé, ha non, un paramoteur devant au-dessus de nous, faut que je ne le perde pas de vue. On prend direction Nord au-dessus de la Saône, montée 2000 pieds, régime au-delà 6000 t/mn, faut que je mémorise le bruit pour pouvoir l’effectuer sans l’aide du compte-tour, là je cale le régime environ sur le compte-tours et je le quitte des yeux et j’essaierai de ne plus le regarder jusqu’à l’altitude demandée.

Voilà nous ys sommes 2000 pieds, je laisse le moteur redescendre à 5000 t/mn environ pour maintenir la machine en palier ! Bon je progresse j’arrive a maintenir les régimes moteurs sans trop de difficultés ni faire le yo-yo, je maintiens le cap en air calme avec deux doigts sur la barre Juste de temps en temps ramener la machine sur son cap. Je regarde autour de moi pour vérifier que le paramoteur n’est pas dans mon environnement immédiat. Toujours mon problème de mesurer l’inertie de la machine, j’ai tendance à sortir un peu trop tard des virages, en sous estimant l’inertie du pendulaire !

Allez on va faire un décrochage me dit Pierre-Jean !

Méthode, on laisse le régime moteur baisser au mini sans brusquerie, on pousse régulièrement sans précipitation la barre à fond en avant à toucher la barre de renfort, la voilure décroche et doit faire une abattée dans l’axe, a ce moment on ramène la barre vers soi pour redonner de la « vitesse » et reprendre de la portance ! Allons-y !

Je lève le pied le moteur descend et la machine ralenti, je pousse la barre, trop brusquement au début et l’aile décroche un peu « brutalement » pour un pendulaire, mais rien à voir avec mes souvenirs en planeur ou l’abattée était franche et ou le planeur piquait vraiment du nez le sol se présentant de face, ici rien de tout ça mais je sens la barre se durcir, la machine prendre de la descente, je relâche la barre et laisse le pendulaire reprendre de la portance et de la vitesse, je redresse et ré accélère !  Bon c’est pas extra faut que je travaille cette séquence, on recommence et cette fois-ci l’aile gauche décroche la première je dois corriger l’angle de portance et le roulis ! Je sen que je vais devoir retravailler cette phase de vol.

On enchaîne par la mise en vitesse maximale du pendulaire, là aussi je devrais m’y reprendre à plusieurs fois avant de comprendre le fonctionnement de la séquence. Accélération maxi, tirer la barre pour éviter de la prise d’altitude et convertir la puissance moteur en vitesse, oups la barre devient dure à maintenir en tangage et en roulis ! Le GPS indique 101km/k sol au lieu des 80 normaux ! Mais rester longtemps à cette vitesse est vite fatigant et la consommation augmente dans des proportions qui, justement ne le sont pas avec la vitesse. On relâche l’accélérateur pour revenir en palier à une vitesse permettant un pilotage serein sans effort !

Allez direction le terrain, bon OK mais ou est-il ce terrain, je suis sur la Saône, je me place au-dessus de l’autoroute, je survole Romanèche, je vois la nationale (ex-nationale pardon) St Jean, le terrain de doit pas être bien loin, mais là je ne le distingue pas, ne pas chercher la piste car comment la différencier des autre près et champs environnants ? Trouver les hangars ! Ça y est VU !

Passage verticale terrain 2000 pieds, Pierre-jean me dit coupe le moteur, on perd de l’altitude et je me dirige vers la prise de terrain branche vent arrière piste à main gauche , on va atterrir sur la même piste que le décollage la 16. Virage à gauche, attention le paramoteur est juste au dessus à notre droite ! Encore un virage ou je ressors trop tard, Pierre-Jean me dit allez à toi pose la machine ! Oups !

Dans le vol il y a deux moments ou il ne faut pas faire d’erreurs car le rattrapage est problématique, le décollage et encore plus l’atterrissage, deux moments ou l’altitude ne permet pas d’envisager des manœuvres d’évitement et ou la vitesse peut être trop limite ! Donc allons-y, je mets la machine dans l’axe et je prends de la vitesse en augmentant la pente de descente, moteur arrêté, le sol approche je pousse la barre pour le lui refuser tout en étant le plus près possible, et hop la portance disparaît les roues touchent le sol et de nouveau je dois le guider au palonnier sur la roue avant. Le posé moteur coupé c’est simplement génial j’adore cela me rappelle mes attéros en planeur le sifflement du vent dans les haubans qui t’indiquait ta vitesse et ton équilibre dans la masse d’air !

On roule sur l’inertie, je redémarre le moteur et Pierre-Jean me dit allez remets toi en bout de piste on va refaire un tour de piste, c’est-à-dire un décollage suivie d’une branche vent arrière et un atterrissage !

C’est reparti, décollage, toujours pas mieux que le premier de plus je me laisse embarquer en montée hors de l’axe de la piste, branche vent arrière, il y a toujours le paramoteur dans les environs, virage pour se mettre dans l’axe là un peu mieux question gestion de l’inertie, moteur au ralenti, je laisse la machine venir au sol et je le lui refuse, posé des roues bon c’est mon 2ème atterrissage mais pas encore ça ! Roulage jusqu’au parking arrêt, frein, contact coupé, OK !

Voilà mon 4éme vol est fini, débriefing avec Pierre-Jean j’essaie d’analyser mes problèmes et y remédier. Bon y a du boulot mais j’en suis qu’au début alors tout va bien je VOLE !

Prochain vol jeudi matin !