Formation au brevet ULM Pendulaire: 1er vol

La météo n’a pas été favorable à ma première leçon, depuis jeudi les cours sont reportés , trop de vent, de turbulences ou risque d’orage. En effet le premier vol doit se dérouler de préférence dans un air calme pour ne pas perturber l’élève et pour que l’instructeur puisse évaluer celui-ci plus sereinement et non pas en train de se battre contre les turbulences.

Ainsi la météo de la semaine dernière ne m’a permis de faire mon premier vol en place avant.
Du coup dimanche je suis allé prendre plus de créneaux horaires notamment le matin pour augmenter mes chances dans cette semaine du 19 au 24 juin.

Et cela a marché ce matin, mardi 20 juin 20017, 9h30 sur le terrain vent calme, température prévue en hausse mais encore supportable, par contre les premières turbulences sont présentes en basse altitude!

Pierre-Jean, mon instructeur, m’aide à choisir un casque, il se trouve que j’ai une petite tête (du 56 pour être précis), puis un blouson, là on ne peut que constater que mon enveloppe corporelle n’est pas au diapason de ma tête et que mes 105kg ont du mal à rentrer. Pierre-Jean me propose de me rabattre sur une combinaison de vol. Combinaison très facile à enfiler contrairement au vêtement de pluie pour la moto dont le pantalon est une galère à mettre. Ici pas de souci l’ouverture sur les jambes remontent haut sur la taille et celle centrale de la partie blouson descend bas.

Je demande si on peut installer une caméra genre Go Pro, oui possible, on l’installe sur le montant droit du trapèze, mais au retour je constaterais que je l’avais mal activée donc pas d’images de ce premier vol désolé! On essaiera de faire mieux pour le second vol et les suivants.

Pierre-Jean fait la visite pré-vol, je regarde car les fois prochaines je serais plus acteur dans cette phase importante pour notre sécurité!

J’enfile la combinaison, je mets le casque et je m’installe en place avant. Un mot pour parler de la machine, il s’agit d’une machine fabriquée en France par Air Création, petite anecdote Air Création est, en nombre de machines fabriquées, (que des pendulaires) le 2ème constructeur français, si ce n’est européen, derrière Airbus! Mais pas en chiffre d’affaires. Ils ont vendus plus de pendulaires que Dassault d’avions, évidemment pas au même prix! Donc la machine sur laquelle je m’installe est un pendulaire d’Air Création, il s’agit d’un biplace en tandem (comme sur une moto) le modèle est un Skypper, propulsé par un moteur deux temps Rotax de 65cv, qui anime une hélice tripale! La voile est une simple voile de 16m2.

Bien en place je m’attache, ceinture 3 points presque comme sur une voiture mais sans enrouleur et la branche diagonale est indépendante de la ceinture proprement dite. Pierre-Jean m’explique par l’intermédiaire de l’intercom, qui fonctionne fort et clair, comme mettre le contact, allumé la batterie, démarré le moteur, comment me servir du frein au sol et guider la machine aux palonniers. Pour le premier vol décollage et atterrissage seront réalisés par lui, la première leçon ayant pour but de me familiariser avec la commande et l’utilisation du trapèze.
Pour ceux qui ne connaissent pas le pendulaire il faut savoir, que contrairement à un avion, il se pilote en déplaçant son centre de gravité situé sous l’aile, donc pour tourner à droite il faut tirer le trapèze vers la gauche pour mettre le centre de gravité sous la droite de l’aile et l’amener à virer!

Décollage mené par l’instructeur le pendulaire grimpe selon un angle très prononcé beaucoup plus qu’un avion par exemple, l’horizon se retrouve à la hauteur des hanches!

Puis palier et là je prends en main la barre du trapèze, le principe est connu mais j’ai retrouvé des réflexes de mon passé de vélivole quand j’avais 17 ans! Il faut que je réfléchisse pour agir sur la barre dans le bon sens, en action réflexe je pars à l’envers, mais cela devrait rentrer dans ma petite tête!

Les sensations sont là, c’est la moto du ciel le corps est dans la masse d’air et on ressens physiquement les mouvements, le chariot bouge sous les ascendances qui commencent à se former, on pilote “aux fesses” car dés que tu veux forcer la machine tu ressens les efforts de la masse d’air sur la voilure qui résiste puis cède et veut t’amener plus loin que tu ne désires, apprendre à maitriser l’inertie de la machine pour anticiper et garder son cap. Et en palier je lâche tout je laisse le pendulaire se stabiliser tout seul, ce qu’il fait et il se met dans le lit du vent à plat sans que j’ai besoin de faire quoique ce soit, ces machines sont auto-stables!

Bon c’est pas extraordinaire en terme de pilotage mais le plaisir est là et j’arrive à contrôler un peu la machine. Du coup comme j’habite à 5km à vol d’oiseau du terrain, Pierre-Jean me dit allez survole ta maison. Rapide coup d’œil pour me situer, et pour vérifier qu’il n’y a pas d’autres machines volantes dans le secteur et je vire pour contourner la maison et la voir à main gauche juste dessous. Jo m’a vu passer, un pendulaire ROUGE!

Puis il est temps de revenir au terrain, j’arrive à le repérer, verticale terrain, pour vérifier que la piste est clean, et que le vent n’a pas changé, ni en direction ni en force, puis virage sur la gauche pour longer la piste à main gauche en vent arrière et là Pierre-Jean me fait couper le moteur! SILENCE juste le sifflement des haubans et dernier virage à gauche pour se mettre dans l’axe de la piste et je laisse les commandes à Pierre-Jean juste mes mains posées sur la barre pour sentir les actions.

J’en veux encore!!!

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